Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a effectué, le 28 juillet 2026, une visite de travail de vingt-quatre heures à Bamako, où il a été reçu par le président de la transition malienne, le général Assimi Goïta. Cette première rencontre officielle depuis son accession à la présidence de la CEDEAO illustre la volonté de Dakar de maintenir un dialogue étroit avec les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), malgré leur retrait de l'organisation ouest-africaine.
Au cours des échanges au palais de Koulouba, le chef de l'État sénégalais a présenté les condoléances de son pays après les récentes attaques contre les forces armées maliennes. Les deux dirigeants ont également évoqué le renforcement de la coopération sécuritaire face à la menace persistante des groupes armés qui déstabilisent le Sahel depuis plus d'une décennie.
Les questions économiques ont occupé une place importante dans les discussions. Le Mali, pays enclavé, dépend largement du corridor Dakar-Bamako pour ses échanges commerciaux. Une part importante de ses importations et exportations transite par le port de Dakar, faisant de la fluidité du fret un enjeu stratégique pour les deux États.
Au-delà du cadre bilatéral, cette visite est perçue comme un geste d'ouverture envers les pays de l'AES. Pour les États de la sous-région, notamment la Côte d'Ivoire, la préservation des corridors commerciaux demeure un facteur essentiel de stabilité économique et d'approvisionnement des marchés ouest-africains.





