Le Mouvement raëlien veut donner une nouvelle dimension à son projet d’ambassade destinée à accueillir les Elohim, une civilisation extraterrestre que ce mouvement présente comme les créateurs scientifiques de l’humanité. À l’issue de la campagne mondiale « Disclosure Day – ET Embassy Month », les responsables du projet ont présenté l’état d’avancement de leurs démarches et leurs ambitions lors d’une conférence internationale en ligne organisée le samedi 11 juillet 2026.
Daniel Turcotte, responsable planétaire du projet Ambassade, a indiqué que des échanges diplomatiques étaient en cours avec plusieurs États. Sans dévoiler les pays concernés, il a affirmé que deux mémorandums de collaboration avaient été signés en 2025. Si l’un des partenariats serait aujourd’hui ralenti en raison du contexte géopolitique international, les discussions avec un autre État se poursuivraient.
Selon lui, le principal défi reste politique. Plusieurs dirigeants hésiteraient à soutenir ouvertement une initiative aussi inhabituelle en raison des réactions possibles des opinions publiques et des institutions religieuses. Le responsable raëlien estime toutefois être proche d’obtenir l’accord d’un pays pour organiser un sommet international consacré à la préparation d’un protocole d’accueil d’une éventuelle civilisation extraterrestre.
Le projet repose également sur une ambition économique importante. Les responsables recherchent un terrain d’au moins quatre kilomètres carrés, avec une préférence pour une superficie proche de cinq kilomètres carrés afin d’intégrer « Scientopolis », une cité destinée à accueillir les infrastructures scientifiques et techniques liées à l’ambassade.
L’investissement initial de l’ambassade est évalué à environ 50 millions de dollars américains, tandis que l’ensemble du complexe pourrait dépasser les 100 millions de dollars. Les promoteurs du projet estiment que les retombées économiques pourraient être considérables grâce au tourisme, à la recherche scientifique et aux activités technologiques développées autour du site.
Pour Gyom Demba, cette future ambassade pourrait devenir un pôle scientifique mondial comparable à une « Silicon Valley », capable d’attirer chercheurs, ingénieurs et visiteurs internationaux. Il évoque même des retombées touristiques potentielles de plusieurs milliards de dollars par an.
De son côté, Brigitte Boisselier met en avant les perspectives scientifiques que pourrait représenter une rencontre avec une civilisation technologiquement avancée, notamment dans les domaines de l’énergie, de la médecine, de la génétique ou de la longévité. Elle reconnaît cependant que ces hypothèses reposent sur les enseignements du Mouvement raëlien.
Malgré les critiques et les interrogations que suscite cette initiative, les responsables raëliens assurent vouloir poursuivre leurs démarches auprès des gouvernements afin d’obtenir le soutien officiel d’un premier État. Entre diplomatie, spiritualité et science-fiction, l’ambassade des Elohim continue ainsi de chercher sa place dans le débat international.




