La République démocratique du Congo se retrouve au cœur d’une polémique internationale après l’annonce d’un projet d’accueil de migrants expulsés des États-Unis. À Kinshasa, ces arrivées suscitent incompréhension et rejet au sein d’une partie de la population, alors que le pays fait déjà face à une grave crise sécuritaire et humanitaire dans sa région orientale.
Dans les rues de la capitale, de nombreux Congolais expriment leur opposition. Certains dénoncent un partenariat jugé déséquilibré avec Washington, estimant que leur pays ne dispose pas des moyens nécessaires pour garantir la sécurité de ces migrants. « Nous ne voulons pas de cet accord », martèlent-ils, pointant un manque de transparence des autorités.
Le gouvernement, proche du président Félix Tshisekedi, défend pourtant un dispositif temporaire. Selon des responsables de l’UDPS, ces migrants seront pris en charge à Kinshasa pour un suivi administratif et humanitaire, avec un financement assuré par les États-Unis. Les détails sur leur nombre et leur nationalité restent toutefois confidentiels, officiellement pour des raisons de sécurité.
Mais pour l’opposition, notamment la coalition Lamuka, ce projet est lourd de risques. Son porte-parole accuse le pouvoir de céder à des intérêts politiques, évoquant une volonté de complaire à Donald Trump au détriment de la souveraineté nationale.
En toile de fond, la question financière alimente également les spéculations. Aucun montant n’a été officiellement communiqué, rappelant le précédent du Royaume-Uni avec le Rwanda, finalement abandonné. Entre stratégie diplomatique et inquiétudes internes, la RDC avance sur une ligne de crête.

