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Paris : 557 personnes en garde à vue après une nuit de violences et de pillages

Lundi 19 Octobre 2026 - 17:00

Au lendemain des violences du 17 octobre, 557 personnes étaient en garde à vue à Paris. Pillages, dégradations et tirs de mortiers mobilisent la justice.


 

Paris s’est réveillée dimanche au lendemain d’une nuit marquée par des violences urbaines, des pillages et des dégradations. Selon un bilan provisoire du parquet de la capitale, 557 personnes étaient en garde à vue, dont 381 majeurs et 151 mineurs. Pour 25 autres individus, l’âge restait à déterminer. Les interpellations se sont poursuivies jusqu’aux environs de 6 heures du matin.
 

Derrière ces chiffres, plusieurs lieux emblématiques de la capitale ont été touchés. La gare Saint-Lazare, le secteur de Châtelet-les-Halles, la place de la République et les Champs-Élysées figurent parmi les zones les plus affectées par les pillages, selon les premières analyses du ministère public.
 

Les motifs d’interpellation témoignent de l’ampleur des incidents : plus de 150 personnes sont notamment soupçonnées de recel de vol, environ 130 de participation à un groupement en vue de commettre des violences et près de 120 de dégradations. D’autres gardes à vue concernent des faits d’attroupement, de provocation à attroupement ou encore de détention d’armes et d’explosifs.
 

Le siège de la chaîne CNews a également été la cible de dégradations. Vingt-cinq personnes ont été placées en garde à vue dans cette affaire, après l’apparition de tags hostiles sur les locaux.
 

Autre épisode préoccupant : quatre personnes, deux hommes et deux femmes, sont soupçonnées d’avoir tiré des mortiers d’artifice aux abords de la prison de la Santé. Selon le parquet, une barricade aurait été installée avant que des projectiles ne soient tirés en direction de l’intérieur de l’établissement pénitentiaire, provoquant l’agitation des détenus.
 

Face à cette situation, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a demandé une réponse judiciaire particulièrement ferme. Une cellule de crise a été activée afin de coordonner les échanges entre magistrats et forces de l’ordre.
 

La justice anticipe désormais les suites judiciaires, avec un renforcement prévu des moyens pour les prochaines comparutions et un accompagnement des victimes. Au-delà des arrestations, l’enjeu est de faire la lumière sur les responsabilités et de répondre aux conséquences de ces violences sur les personnes, les commerces et les équipements publics.
 

Félix N'Guessan
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