L'inquiétude grandit autour du sort de Moussa Kaka, journaliste nigérien de 66 ans et directeur de la télévision privée Saraounia (RTS). Disparu depuis le 31 août 2026, quelques jours après une mutinerie à Niamey, il demeure au centre des préoccupations des organisations de défense des droits humains.
Après plusieurs semaines de silence, les autorités militaires ont finalement reconnu son interpellation. Selon Reporters sans frontières (RSF), citant le ministre de la Justice, Alio Daouda, le journaliste serait vivant et détenu par les autorités. Toutefois, son lieu de détention n'a toujours pas été officiellement révélé.
Dans un communiqué publié jeudi, Human Rights Watch a exigé des autorités nigériennes qu'elles indiquent où se trouve le journaliste et garantissent sa sécurité. L'organisation alerte également sur les risques de torture et d'exécution extrajudiciaire auxquels les victimes de disparition forcée peuvent être exposées.
Ancien correspondant de Radio France internationale (RFI), Moussa Kaka est également connu pour son engagement dans la société civile. Sa situation relance les préoccupations sur la liberté de la presse et le respect des droits humains au Niger, dirigé depuis le coup d'État de juillet 2023 par le général Abdourahamane Tiani.






