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Missiles de l'Iran dans le Golfe :

Mardi 3 Mars 2026 - 17:53

La riposte iranienne aux frappes israélo-américaines a transformé le ciel du Golfe en zone de guerre. Aux Émirats arabes unis, des dizaines de civils – dont plusieurs Africains – ont été blessés, tandis que des milliers de voyageurs restent bloqués dans un Moyen-Orient aux espaces aériens paralysés.


Le fracas des missiles a brutalement rompu la quiétude habituelle des Émirats arabes unis. Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, le ministère de la Défense d’Abou Dhabi a confirmé qu’une frappe iranienne avait fait plusieurs victimes civiles. Parmi les blessés figurent des ressortissants africains, pris au piège d’une escalade militaire qui dépasse désormais les frontières des protagonistes directs.

Trois personnes originaires du Pakistan, du Népal et du Bangladesh ont perdu la vie. Cinquante-huit autres ont été légèrement blessées. Dans cette liste se trouvent des ressortissants d’Éthiopie, d’Érythrée, d’Ouganda, d’Égypte et d’autres pays asiatiques. Une mosaïque de nationalités qui reflète la réalité démographique des Émirats : un carrefour mondial où travailleurs expatriés et voyageurs internationaux cohabitent.

L’attaque intervient dans un contexte de forte tension régionale. Depuis samedi, l’Iran a lancé des dizaines de missiles balistiques en direction des Émirats arabes unis, après le déclenchement d’une campagne de bombardements conjoints menée par Israël et les États-Unis contre la République islamique. Téhéran a répondu par une série de frappes de drones et de missiles visant Israël ainsi que plusieurs bases militaires américaines dans la région, y compris sur le sol émirati.

Au-delà des sites stratégiques visés, ce sont les civils qui subissent les effets collatéraux. Les hôpitaux d’Abou Dhabi ont accueilli les blessés, la plupart atteints par des éclats ou victimes de mouvements de panique. Les autorités assurent que leur état n’inspire pas d’inquiétude, mais la peur, elle, s’est installée.

Dans les aéroports, la tension est palpable. Dubaï, Doha et Abou Dhabi – plaques tournantes majeures reliant l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique du Nord – ont vu leurs espaces aériens partiellement ou totalement fermés. Des vols annulés, des correspondances manquées, des familles séparées : le conflit a paralysé l’un des corridors aériens les plus fréquentés du monde.

Des milliers de ressortissants étrangers, dont de nombreux Africains travaillant dans le Golfe ou en transit vers d’autres continents, se retrouvent bloqués. Les compagnies aériennes réévaluent leurs itinéraires au jour le jour, tandis que les gouvernements suivent de près l’évolution sécuritaire.

Dans cette crise aux ramifications géopolitiques complexes, les victimes rappellent une vérité simple : derrière les stratégies militaires et les déclarations diplomatiques, ce sont des vies ordinaires qui vacillent. Et pour beaucoup, l’horizon reste suspendu à une seule question : quand le ciel du Moyen-Orient redeviendra-t-il un espace de voyage, et non un théâtre d’affrontement ?


Félix N'Guessan

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