Au lendemain de la présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin, le candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent, Paul Hounkpè, a pris acte de sa défaite. Dans un communiqué publié lundi, il salue « l’avance » du duo conduit par Romuald Wadagni, dauphin désigné du président Patrice Talon. Un geste républicain qui contraste avec les crispations observées lors de précédents scrutins dans la sous-région.
Ancien ministre sous Boni Yayi, Paul Hounkpè appelle le futur pouvoir à inscrire son action dans une dynamique de justice sociale, d’inclusion économique et de réconciliation nationale. Une feuille de route ambitieuse dans un contexte où la participation électorale suscite des interrogations.
Sur le terrain, les organisations de la société civile décrivent un scrutin globalement calme, malgré des irrégularités signalées : dépouillements à huis clos, cas de votes multiples ou incidents localisés. Mais l’enjeu majeur reste le taux de participation, en nette baisse depuis 2016.
Pour Julien Oussou, observateur électoral, cette faible mobilisation reflète un manque de compétitivité du scrutin, accentué par l’absence du principal parti d’opposition. Si la loi béninoise n’en fait pas une condition de validité, la participation demeure un indicateur clé de légitimité démocratique.
En attendant les résultats officiels, attendus mardi, le Bénin semble ainsi tourner une page électorale sans heurts, mais non sans questionnements sur la vitalité de sa démocratie.
