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Foncier rural : 4 396 conflits enregistrés en Côte d’Ivoire en neuf mois

Samedi 26 Septembre 2026 - 20:00

La Côte d’Ivoire a recensé 4 396 conflits fonciers dans 2 319 villages depuis janvier 2026, avec 16 décès et plus de 2 200 litiges réglés.


Côte d’Ivoire : 4 396 conflits fonciers recensés dans 2 319 villages en neuf mois.
Côte d’Ivoire : 4 396 conflits fonciers recensés dans 2 319 villages en neuf mois.
 

La question foncière demeure l’une des principales sources de tensions dans plusieurs communautés rurales ivoiriennes. Au cours des neuf premiers mois de 2026, 4 396 conflits fonciers ont été enregistrés dans 2 319 villages, selon les données du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité.
 

Derrière ces chiffres se trouvent des différends qui opposent familles, communautés ou exploitants autour de l’accès, de la propriété ou de l’utilisation des terres. Ces tensions peuvent parfois dépasser le cadre du simple désaccord et prendre une tournure dramatique. Sur la période considérée, 16 personnes ont perdu la vie dans le cadre de ces conflits.
 

Face à cette situation, les autorités ont engagé des mécanismes de règlement et de médiation. Au total, 2 276 litiges ont été résolus, selon les mêmes données. Un résultat qui témoigne du rôle joué par les autorités administratives et les acteurs locaux dans la prévention de l’escalade des tensions.
 

Plusieurs facteurs expliqueraient la persistance de ces différends. La pression croissante sur les terres agricoles constitue l’un des principaux éléments de tension. Dans certaines zones, l’augmentation des besoins en terres, liée notamment à l’agriculture et à la croissance démographique, accentue la compétition entre différents usagers.
 

À cette pression s’ajoute la méconnaissance des dispositions de la loi sur le foncier rural. L’absence de documents clairement établis ou la compréhension insuffisante des règles encadrant les droits fonciers peuvent favoriser les contestations et compliquer le règlement des différends.
 

Les divisions au sein des familles et des communautés constituent également un facteur aggravant. Des successions mal réglées, des limites de parcelles contestées ou des accords anciens diversement interprétés peuvent ainsi raviver des tensions.
 

Avec plus de 4 000 conflits recensés en neuf mois, les chiffres soulignent l’importance de la sécurisation du foncier rural, de l’information des populations et du recours rapide à la médiation. La prévention demeure un enjeu majeur pour préserver la cohésion sociale dans les zones rurales.

Félix N'Guessan

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