L’appareil a quitté Dakar dans l’après-midi du 6 octobre à destination de Paris-Charles-de-Gaulle, avant de devoir effectuer le trajet retour vers la capitale sénégalaise le lendemain. Cette utilisation s’inscrirait dans le cadre d’un contrat de type ACMI (Aircraft, Crew, Maintenance and Insurance), un dispositif permettant à une compagnie de louer un avion avec son équipage, sa maintenance et son assurance.
Dans ce schéma, Air Sénégal pourrait exploiter l’appareil avec des équipages ivoiriens, offrant ainsi une capacité supplémentaire pour ses opérations long-courriers sans acquisition immédiate d’un nouvel avion.
Pour Air Côte d’Ivoire, cette opération permettrait de valoriser une partie de sa flotte actuellement disponible, notamment dans un contexte marqué par le report de l’ouverture de la liaison Abidjan-Beyrouth.
Cette collaboration n’est pas totalement nouvelle. Les deux compagnies avaient déjà travaillé ensemble lors du lancement des premiers vols long-courriers d’Air Côte d’Ivoire, avec la participation de membres d’équipage d’Air Sénégal.
Au-delà de la location ponctuelle d’un appareil, cette opération témoigne de l’émergence de nouvelles formes de coopération entre compagnies aériennes africaines. Dans un secteur où les coûts d’exploitation et les besoins en capacité sont élevés, le recours à l’ACMI peut permettre aux transporteurs de gagner en flexibilité tout en optimisant leurs ressources.





