La signature est intervenue dans le cadre de l’Africa Space Expo (ASPEX 2026). Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a paraphé l’accord au nom de la Côte d’Ivoire, en présence du chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis, Junaid Munir.
Créés en 2020 par la NASA, les Accords Artemis établissent plusieurs principes destinés à encadrer la coopération spatiale : exploration à des fins pacifiques, transparence des activités, partage des données scientifiques, assistance entre partenaires et protection des sites historiques liés aux premières explorations lunaires.
Pour Abidjan, l’enjeu dépasse toutefois la seule perspective d’un voyage vers la Lune. La Côte d’Ivoire ne dispose pas, à ce stade, de mission lunaire propre. Mais son adhésion lui permet d’intégrer un réseau international appelé à jouer un rôle dans les prochaines étapes de l’exploration spatiale.
Cette ambition s’inscrit dans une dynamique engagée depuis plusieurs années. Depuis 2019, la Côte d’Ivoire et la NASA coopèrent notamment dans l’observation de la Terre et la géodésie. En 2025, le pays a créé son Agence spatiale de Côte d’Ivoire, chargée notamment de coordonner les activités nationales liées à l’observation terrestre, aux communications, à la navigation satellitaire, à l’astronomie et aux sciences spatiales.
Avec les Accords Artemis, Abidjan entend ainsi se positionner plus tôt dans un secteur où la maîtrise des données, des technologies et des compétences scientifiques devient stratégique. La Lune est encore loin, mais la Côte d’Ivoire vient officiellement de prendre place autour de la table.





