Quelques minutes seulement après l’annonce diffusée à la télévision nationale, Ousmane Sonko a réagi publiquement avec une déclaration brève mais symbolique : « Alhamdoulillah. Ce soir, je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui. » Une phrase qui traduit à la fois une forme de sérénité personnelle et la fin d’une séquence politique particulièrement intense.
Cette rupture intervient après plusieurs mois de spéculations autour des relations entre les deux hommes, longtemps perçus comme un duo indissociable du nouveau pouvoir sénégalais. Leur alliance politique, scellée dans des conditions marquées par des épreuves communes, semblait pourtant solide depuis leur victoire à la présidentielle de 2024.
Mais progressivement, des divergences de gouvernance et des tensions internes auraient fragilisé cette collaboration. Les observateurs évoquaient déjà une crise de confiance latente au sommet de l’exécutif, malgré les signes extérieurs d’unité.
Le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, souvent désigné sous le nom de « Sonko II », comptait 25 ministres et plusieurs secrétaires d’État. Sa dissolution ouvre désormais une nouvelle phase institutionnelle, le chef de l’État assumant seul la direction de l’exécutif en attendant la nomination d’un nouveau Premier ministre.
Cette séparation marque un tournant majeur dans la vie politique du Sénégal et soulève de nombreuses interrogations sur l’avenir de la coalition au pouvoir, ainsi que sur la stabilité politique dans les mois à venir.