<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>nouvelleafrique</title>
  <description><![CDATA[Magazine panafricain d'informations générales, développement, éducations, carrière professionnelle, formation, concours, actualité sur le continent africain. ]]></description>
  <link>https://www.nouvelle-afrique.net/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-30T13:24:52+02:00</dc:date>
  <geo:lat>5.3770415</geo:lat>
  <geo:long>-3.9360009</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.nouvelle-afrique.net/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.nouvelle-afrique.net,2026:rss-97175114</guid>
   <title>À Mossikro, je ne défie pas la mort, je défie la pauvreté</title>
   <pubDate>Tue, 30 Jun 2026 10:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Félix N'Guessan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités ]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À Mossikro, les éboulements se répètent. Derrière chaque drame, des vies arrachées et des familles contraintes de vivre au bord du danger.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/default/97175114-67698897.jpg?v=1782778655" alt="À Mossikro, je ne défie pas la mort, je défie la pauvreté" title="À Mossikro, je ne défie pas la mort, je défie la pauvreté" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Il est facile de juger.</div>    <p data-end="317" data-start="158" style="text-align: justify;">À chaque éboulement, les mêmes commentaires reviennent :<em> « Ils avaient été prévenus »</em>, <em>« Pourquoi sont-ils revenus ? »</em>, <em>« Ils savaient que c'était dangereux »</em>.&nbsp;Mais si l'on prenait le temps d'écouter ceux qui vivent à Mossikro, peut-être entendrait-on une autre vérité. Une vérité moins confortable, plus humaine.&nbsp;<em>« Je n'ai pas choisi de vivre à Mossikro. »&nbsp;</em>Cette phrase, beaucoup d'habitants pourraient la prononcer. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="886" data-start="580" style="text-align: justify;">Personne ne rêve de construire sa maison au pied d'une colline qui menace de s'effondrer à chaque pluie. Personne ne souhaite coucher ses enfants dans une maison susceptible de disparaître sous des tonnes de terre avant le lever du jour. On ne choisit pas de vivre avec la peur. On y est souvent contraint.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="1288" data-start="888" style="text-align: justify;">Contraint par des loyers devenus inaccessibles, contraint par la flambée du coût de la vie, contraint par une ville qui grandit plus vite que les logements qu'elle peut offrir à ses habitants. À Abidjan, pour des milliers de familles, trouver un toit relève parfois du miracle. Alors, lorsqu'il ne reste que les flancs d'une colline ou le bord d'un ravin, ce n'est plus un choix, c'est une nécessité. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="1568" data-start="1290" style="text-align: justify;">Les habitants de Mossikro ne défient pas la mort. Ils défient la précarité. Ils tentent simplement de vivre. Ce n'est pas un affront à la nature, ce n'est pas une insouciance face au danger, mais une lutte quotidienne pour survivre dans une ville où le logement devient un luxe. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="1988" data-start="1570" style="text-align: justify;">Depuis plus de cinq ans, cette colline est devenue le théâtre d'une tragédie répétitive. Les pluies tombent, la terre cède, les maisons s'effondrent, les secours arrivent, les corps sont extraits des décombres, les promesses se succèdent. Puis le silence revient, jusqu'à la prochaine saison des pluies. À chaque drame, les mêmes scènes se répètent et les mêmes questions ressurgissent, mais la réalité, elle, reste inchangée. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="2479" data-start="1990" style="text-align: justify;">Les autorités ne sont pas restées inactives. Des déguerpissements ont été organisés, des maisons détruites, des campagnes de sensibilisation menées, et les zones à risque identifiées. Mais une question demeure : où vont ceux que l'on chasse du danger ? Lorsqu'aucune solution durable n'existe, lorsque les moyens manquent pour louer ailleurs, lorsque le travail, l'école des enfants et les solidarités du quartier sont ici, beaucoup finissent par revenir. Non par défi, mais par nécessité. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="2898" data-start="2481" style="text-align: justify;">Le drame de Mossikro dépasse les limites d'un quartier. Il raconte les fractures d'une métropole confrontée à une urbanisation accélérée, à la pression foncière et au manque de logements accessibles. À Abidjan, la croissance démographique pousse chaque année des familles vers les marges de la ville : ravins, flancs de colline et bas-fonds inondables deviennent des espaces d'installation, malgré les risques connus. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="3270" data-start="2900" style="text-align: justify;">C'est peut-être là que réside la véritable leçon de Mossikro. On ne sauvera pas des vies uniquement avec des bulldozers ou des arrêtés d'interdiction. On sauvera des vies lorsque quitter une zone à risque ne signifiera plus tomber dans une autre forme de précarité. Car une catastrophe naturelle devient une tragédie humaine lorsque la pauvreté réduit les choix à néant. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="3575" data-start="3272" style="text-align: justify;">Aujourd'hui, nos pensées vont d'abord aux victimes : à ces enfants qui ne rentreront plus de l'école, à ces parents qui ne retrouveront plus leurs proches, à ces familles qui, en quelques secondes, ont tout perdu. Mais au-delà de la compassion, il y a une exigence : offrir un avenir à ceux qui restent. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="3866" data-start="3577" style="text-align: justify;">Parce qu'aucun être humain ne devrait avoir à choisir entre mourir sous un toit fragile ou vivre sans toit. Parce que personne ne choisit d'habiter la peur. Et parce qu'à Mossikro, derrière chaque maison engloutie, il y a d'abord des vies qui ne demandaient qu'une chose : vivre dignement. <br />  &nbsp; <br />    <p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-end="83" data-start="23"><strong data-end="83" data-start="23">Yako à toi, Mossikro, symbole de la vie chère à Abidjan.</strong> <br />    <p data-end="189" data-is-last-node="" data-is-only-node="" data-start="85">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/imagette/97175114-67698897.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.nouvelle-afrique.net/A-Mossikro-je-ne-defie-pas-la-mort-je-defie-la-pauvrete_a1996.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.nouvelle-afrique.net,2026:rss-97174756</guid>
   <title>Mossikro ou la colline de la mort : cinq années de drames sans véritables leçons</title>
   <pubDate>Tue, 30 Jun 2026 09:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Félix N'Guessan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités ]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Éboulements meurtriers, maisons détruites, populations de retour : à Mossikro, les saisons des pluies se suivent et les tragédies se répètent.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/default/97174756-67698600.jpg?v=1782775139" alt="Mossikro ou la colline de la mort : cinq années de drames sans véritables leçons" title="Mossikro ou la colline de la mort : cinq années de drames sans véritables leçons" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><strong>Chaque hivernage replonge Mossikro dans l'angoisse. Au fil des ans, ce quartier d'Attécoubé est devenu le symbole des conséquences d'une urbanisation incontrôlée, de l'occupation persistante des zones à risque et des limites des politiques de prévention. Malgré les déguerpissements, les alertes répétées et les nombreuses pertes humaines, les populations reviennent s'installer sur ces pentes instables. Comme si la mémoire des drames s'effaçait au rythme des saisons sèches.</strong> <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Lundi 29 juin 2026. À Abidjan, la pluie tombe sans interruption depuis les premières heures de la matinée. À Mossikro, les habitants observent avec inquiétude les versants de la colline. Certains savent que lorsque les pluies se prolongent, la terre finit toujours par céder.&nbsp;Vers huit heures, l'impensable se produit une nouvelle fois. Saturé d'eau, le sol se décroche brutalement. En quelques instants, des tonnes de terre engloutissent plusieurs habitations. Les cris des victimes se mêlent au fracas des murs qui s'effondrent.&nbsp;Lorsque les premiers secours arrivent, le quartier est plongé dans le chaos. Les sapeurs-pompiers, épaulés par des riverains, fouillent les décombres à la recherche de survivants. Le bilan provisoire est lourd : au moins douze morts, plusieurs blessés et des familles entières frappées par le deuil.&nbsp; <br />  À Mossikro, ce drame n'a malheureusement rien d'exceptionnel.&nbsp;Depuis plus de cinq ans, ce quartier vit au rythme des catastrophes.&nbsp;Chaque saison des pluies apporte son lot de victimes, de maisons détruites et de promesses de changement. <br />  &nbsp; <br />    <h2 style="text-align: justify;">Une tragédie qui se répète</h2>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">En juin 2022, un violent éboulement frappe le quartier Santé 3. Six personnes perdent la vie, dont un jeune couple et leur bébé. Le pays découvre avec émotion les images de maisons ensevelies sous des tonnes de terre.&nbsp;À peine un an plus tard, en juin 2023, Mossikro replonge dans le deuil. Un nouveau glissement de terrain tue plusieurs habitants, dont les membres d'une même famille. Les autorités ordonnent alors des évacuations d'urgence et annoncent des mesures fermes contre l'occupation des zones dangereuses. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">En mai 2025, les fortes pluies provoquent un autre effondrement. Des habitations sont éventrées. Le bilan fait état de douze victimes, dont six décès.&nbsp;Puis vient ce lundi 29 juin 2026. Une nouvelle catastrophe. Un nouveau bilan humain. Une nouvelle douleur. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À chaque drame, les mêmes images défilent : des secouristes qui creusent dans la boue, des familles en pleurs, des maisons détruites, des autorités en visite sur les lieux et des promesses de renforcer les mesures de prévention.&nbsp;Pourtant, quelques mois plus tard, la vie reprend... jusqu'au prochain éboulement. <br />  &nbsp; <br />    <h2 style="text-align: justify;">Pourquoi les habitants reviennent-ils ?</h2>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">C'est la question qui hante chaque catastrophe.&nbsp;Après chaque déguerpissement, des maisons sont démolies. Des secteurs sont déclarés inhabitables. Des rubans de sécurité sont installés.&nbsp;Mais avec le temps, les terrains se repeuplent.&nbsp; <br />   <br />  Les raisons sont connues.&nbsp;À Abidjan, trouver un logement abordable relève souvent du parcours du combattant. Pour de nombreuses familles modestes, quitter Mossikro signifie s'éloigner de leur travail, des écoles des enfants ou des réseaux de solidarité qui leur permettent de survivre.&nbsp;D'autres reconstruisent simplement parce qu'ils n'ont nulle part où aller.&nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le danger est réel. Mais la précarité l'est tout autant.&nbsp;Dans ce choix impossible, beaucoup préfèrent affronter le risque plutôt que l'incertitude d'un avenir sans toit. <br />  &nbsp; <br />    <h2 style="text-align: justify;">Les limites des réponses publiques</h2>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Depuis plusieurs années, les autorités multiplient pourtant les actions.&nbsp;Des campagnes de sensibilisation sont organisées avant chaque saison des pluies. Des opérations de déguerpissement sont menées dans les secteurs les plus exposés. Des habitations sont détruites pour empêcher toute réoccupation.&nbsp;Mais ces interventions peinent à produire des effets durables. <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L'absence de solutions de relogement pour une partie des familles concernées favorise progressivement le retour des habitants.&nbsp;Certaines parcelles sont réoccupées discrètement. De nouvelles constructions apparaissent. Puis les pluies reviennent.&nbsp;Le cycle recommence.&nbsp; <br />  Les catastrophes de Mossikro illustrent ainsi les difficultés de concilier impératifs de sécurité, pression foncière et besoins sociaux dans une métropole qui continue de croître rapidement. <br />  &nbsp; <br />    <h2 style="text-align: justify;">Des leçons encore inachevées</h2>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Après chaque drame, les mêmes constats reviennent : renforcer les ouvrages d'assainissement, empêcher toute construction dans les zones rouges, améliorer la cartographie des risques, reloger durablement les familles exposées et faire respecter les interdictions d'occuper les sites dangereux.&nbsp;Mais plus de cinq années de catastrophes montrent que ces mesures restent insuffisantes ou incomplètement appliquées.&nbsp;Le retour des populations sur les sites déguerpis traduit moins un refus du danger qu'une absence d'alternative durable.&nbsp;C'est là que réside sans doute la principale leçon de Mossikro. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">On ne sécurise pas durablement un quartier uniquement avec des démolitions. On le fait aussi en offrant des solutions de relogement, en maîtrisant l'urbanisation et en créant les conditions pour que les familles n'aient plus à choisir entre leur sécurité et leur survie.&nbsp;Car tant que cette équation ne sera pas résolue, Mossikro risque de conserver ce triste surnom de « colline de la mort », où chaque saison des pluies vient rappeler que les leçons des drames passés restent encore à tirer. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/imagette/97174756-67698600.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.nouvelle-afrique.net/Mossikro-ou-la-colline-de-la-mort-cinq-annees-de-drames-sans-veritables-lecons_a1995.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
