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  <title>nouvelleafrique</title>
  <description><![CDATA[Magazine panafricain d'informations générales, développement, éducations, carrière professionnelle, formation, concours, actualité sur le continent africain. ]]></description>
  <link>https://www.nouvelle-afrique.net/</link>
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   <title>Abidjan, Accra, Lagos : sous les eaux, trois métropoles face au même défi climatique.</title>
   <pubDate>Mon, 29 Jun 2026 21:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Félix N'Guessan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités ]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Après Abidjan, Accra et Lagos subissent à leur tour les effets de pluies diluviennes. Inondations, embouteillages et dégâts illustrent la vulnérabilité des grandes métropoles.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/default/97172233-67697095.jpg?v=1782754088" alt="Abidjan, Accra, Lagos : sous les eaux, trois métropoles face au même défi climatique." title="Abidjan, Accra, Lagos : sous les eaux, trois métropoles face au même défi climatique." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le ciel semblait avoir décidé de ne faire aucune distinction entre les grandes capitales du golfe de Guinée. Après Abidjan, durement frappée par les fortes précipitations de ce lundi 29 juin, c'est Accra qui s'est réveillée sous les eaux, tandis que Lagos, au Nigeria, subissait également les conséquences d'intempéries d'une rare intensité. En l'espace de quelques heures, les pluies ont rappelé une réalité désormais récurrente : les métropoles ouest-africaines peinent encore à résister aux épisodes climatiques extrêmes. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À Accra, les eaux ont rapidement envahi plusieurs quartiers, transformant rues et avenues en véritables cours d'eau. Weija, Mallam, Kaneshie, Spintex, Apenkwa, Tesano ou encore l'axe Accra-Kasoa ont enregistré d'importantes inondations. Des habitations, des commerces et des marchés ont été submergés, obligeant de nombreux habitants à interrompre leurs activités. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les infrastructures routières n'ont pas été épargnées. Sur l'axe Accra-Kasoa, des dégradations importantes ont provoqué un gigantesque embouteillage qui a paralysé pendant plusieurs heures l'une des principales portes d'entrée de la capitale ghanéenne. Selon des sources locales, ces intempéries ont également causé des pertes en vies humaines. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L'activité économique a subi un coup d'arrêt. Dans le secteur d'Accra-Kasoa, plusieurs restaurants sont restés fermés toute la journée, faute d'accès pour les clients et le personnel. De nombreux commerçants ont également constaté d'importantes pertes après l'inondation de leurs boutiques. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Quelques centaines de kilomètres plus à l'est, Lagos connaissait un scénario similaire. Le dimanche 28 juin, la capitale économique du Nigeria a été frappée par de fortes pluies qui ont submergé plusieurs routes majeures, immobilisant des milliers d'automobilistes pendant de longues heures. Les images de véhicules prisonniers des eaux ont largement circulé sur les réseaux sociaux, illustrant une nouvelle fois les difficultés de circulation que connaît régulièrement cette mégapole lors des saisons pluvieuses. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">D'Abidjan à Accra, en passant par Lagos, les scènes se ressemblent : quartiers inondés, populations piégées, circulation paralysée, commerces fermés et infrastructures mises à rude épreuve. Malgré des contextes urbains différents, ces trois grandes villes partagent les mêmes vulnérabilités face à des pluies de plus en plus intenses. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Au-delà des dégâts matériels et des pertes humaines, ces événements relancent le débat sur l'adaptation des villes africaines au changement climatique. L'insuffisance des réseaux de drainage, l'urbanisation rapide, l'occupation anarchique de certaines zones inondables et le mauvais entretien des caniveaux aggravent chaque année les conséquences de ces précipitations exceptionnelles. <br />  &nbsp; <br />    <p style="text-align: justify;">Pour les populations, ces pluies ne sont plus de simples intempéries saisonnières. Elles deviennent progressivement le symbole d'une urgence climatique et urbaine qui impose aux États d'investir davantage dans des infrastructures résilientes, capables de protéger les habitants et de préserver le fonctionnement des grandes métropoles du continent. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Sur la côte ghanéenne, les cicatrices de la traite négrière</title>
   <pubDate>Sun, 29 Mar 2026 19:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Félix N'Guessan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités ]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   À Accra, le château de Christiansborg incarne la mémoire de l’esclavage. Le Ghana préserve ces sites pour transmettre l’histoire et honorer les victimes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/default/95700488-66851065.jpg?v=1774797432" alt="Sur la côte ghanéenne, les cicatrices de la traite négrière" title="Sur la côte ghanéenne, les cicatrices de la traite négrière" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>    <p data-end="282" data-start="0" style="text-align: justify;">À <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">Accra</span>, le <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">château de Christiansborg</span> se dresse face à l’océan, imposant et silencieux. Derrière ses murs blanchis par le temps se cache pourtant l’une des pages les plus sombres de l’histoire humaine : celle de la traite transatlantique. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="577" data-start="284" style="text-align: justify;">Chaque 25 mars, à l’occasion de la <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage</span>, le monde se souvient. L’<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">Assemblée générale des Nations unies</span> a qualifié cette tragédie de « plus grave crime contre l’humanité », un rappel solennel qui résonne avec une intensité particulière sur les côtes ghanéennes. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="819" data-start="579" style="text-align: justify;">Construit au XVIIᵉ siècle par les Danois, le château de Christiansborg fut l’un des principaux centres de déportation. Plus de 100 000 Africains y auraient transité, arrachés à leur terre pour être envoyés vers les plantations des Antilles. <br />    <p data-end="1248" data-start="821" style="text-align: justify;">Aujourd’hui, les visites guidées plongent les visiteurs dans cette réalité brutale. Dans les cachots étroits et insalubres, hommes et femmes étaient enfermés pendant des semaines, parfois des mois. Les récits évoquent des traces de sang découvertes à l’arrivée des Britanniques, une chapelle construite au-dessus des cellules des femmes, ou encore l’histoire controversée d’Asameni, figure africaine impliquée dans ce commerce. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="1470" data-start="1250" style="text-align: justify;">Le lieu ne laisse personne indifférent. Si les Ghanéens s’y rendent davantage lors des jours fériés, le site attire surtout des visiteurs venus de la diaspora, notamment des Caraïbes,&nbsp;&nbsp;en quête de racines et de mémoire. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="1747" data-start="1472" style="text-align: justify;">Le Ghana compte près de 60 forts et châteaux liés à la traite négrière. Parmi eux, 28 sont inscrits au patrimoine mondial de l’<span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">UNESCO</span> depuis 1979. Mais ces vestiges, exposés à l’érosion côtière et à la montée des eaux, sont aujourd’hui menacés. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="1964" data-start="1749" style="text-align: justify;">Face à ce défi, les autorités ghanéennes ont annoncé un investissement de 22 millions de cédis pour restaurer plusieurs sites emblématiques. Un effort jugé essentiel pour transmettre une histoire longtemps occultée. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="2175" data-start="1966" style="text-align: justify;">Pour les responsables culturels, ces lieux ne sont pas de simples monuments : ils sont des mémoriaux vivants. Ils racontent la souffrance de millions d’Africains, mais aussi la résilience de leurs descendants. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="2469" data-start="2177" style="text-align: justify;">Dans cette dynamique, le Ghana a lancé en 2019 l’initiative « Year of Return », une politique symbolique et concrète visant à rapprocher les Afro-descendants de leur terre d’origine. Une démarche qui fait écho à la tristement célèbre « porte du non-retour », passage ultime vers l’exil forcé. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="2707" data-is-last-node="" data-is-only-node="" data-start="2471" style="text-align: justify;">Aujourd’hui, en préservant ces sites et en racontant leur histoire, le Ghana ne se contente pas de regarder le passé. Il affirme un engagement universel : celui de ne jamais oublier, pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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