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  <title>nouvelleafrique</title>
  <description><![CDATA[Magazine panafricain d'informations générales, développement, éducations, carrière professionnelle, formation, concours, actualité sur le continent africain. ]]></description>
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   <title>Pourquoi la Côte d'Ivoire est-elle devenue la cible privilégiée des dirigeants de l'AES ?</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jul 2026 10:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Félix N'Guessan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités ]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Depuis trois ans, les dirigeants de l'AES multiplient les accusations contre la Côte d'Ivoire. Analyse d'un discours récurrent aux nombreuses zones d'ombre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/default/97495308-67890068.jpg?v=1785197038" alt="Pourquoi la Côte d'Ivoire est-elle devenue la cible privilégiée des dirigeants de l'AES ?" title="Pourquoi la Côte d'Ivoire est-elle devenue la cible privilégiée des dirigeants de l'AES ?" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">Depuis la création de l'Alliance des États du Sahel (AES), les relations entre le Niger, le Burkina Faso, le Mali et la Côte d'Ivoire se sont progressivement dégradées. Les déclarations des chefs des juntes militaires de ces trois pays placent régulièrement Abidjan au centre d'accusations portant sur le soutien présumé au terrorisme, l'accueil de bases arrière ou encore une prétendue collaboration avec des puissances étrangères. Pourtant, nombre de ces affirmations soulèvent des interrogations et n'ont, à ce jour, pas été étayées publiquement par des éléments de preuve vérifiables. <br />  &nbsp;</div>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À l'occasion de son troisième anniversaire au pouvoir, le général Abdourahamane Tiani a réaffirmé que des combattants étrangers, notamment des instructeurs ukrainiens, entraîneraient des mercenaires dans une forêt ivoirienne afin de préparer des attaques contre les pays de l'AES. Il a notamment cité une prétendue forêt de « Yelli ». Or, aucune forêt officiellement répertoriée en Côte d'Ivoire ne porte ce nom, ce qui interroge sur la précision de cette affirmation. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le chef de l'État nigérien est également revenu sur l'affaire d'un cargo militaire qui aurait été contraint d'atterrir au Burkina Faso. Selon lui, l'appareil transportait plusieurs centaines de milliards de francs CFA destinés à financer des groupes terroristes opérant au Mali, au Niger et au Burkina Faso, avec pour destination finale la Côte d'Ivoire. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cette version soulève plusieurs interrogations. D'abord sur le plan aéronautique. Un vol reliant Abuja à Abidjan emprunte habituellement un corridor passant au-dessus du Bénin, du Togo et du Ghana. Un passage par le Burkina Faso représenterait un détour important, difficile à expliquer en l'absence d'éléments techniques ou opérationnels connus. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Ensuite, la question de la monnaie interpelle. Le Nigeria utilise le naira comme monnaie nationale et non le franc CFA. En l'absence d'explications supplémentaires, l'hypothèse d'un transport de plusieurs centaines de milliards de francs CFA depuis le Nigeria vers la Côte d'Ivoire mérite d'être étayée par des preuves matérielles avant de pouvoir être considérée comme crédible. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Autre élément du discours officiel nigérien : les groupes terroristes qui frappent le Niger, le Mali et le Burkina Faso seraient entraînés sur le territoire ivoirien avant de revenir attaquer les armées de l'AES. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Là encore, cette affirmation soulève une interrogation stratégique. La très grande majorité des attaques revendiquées par les organisations jihadistes se concentre dans la zone dite des « trois frontières », à cheval entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Si les services de renseignement disposent d'informations suffisamment précises pour situer d'éventuels camps en Côte d'Ivoire, comment expliquer que ces mêmes groupes puissent ensuite parcourir des centaines, voire des milliers de kilomètres, traverser plusieurs frontières et revenir frapper les positions militaires de l'AES sans être détectés ? <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cette apparente contradiction nourrit le débat sur la cohérence de ces accusations.&nbsp;Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les déclarations du général Tiani sont remises en question. Après l'attaque contre la base militaire de l'aéroport de Niamey en janvier dernier, il avait affirmé que les assaillants étaient arrivés directement d'Abidjan à bord d'un vol d'Air Côte d'Ivoire. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Quelques jours plus tard, selon les conclusions communiquées par les autorités judiciaires nigériennes, les auteurs présumés auraient en réalité rejoint Niamey depuis la zone des trois frontières à bord d'un véhicule appartenant à une compagnie minière. Ces deux versions, difficilement conciliables, ont alimenté les interrogations sur la fiabilité de la première déclaration. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le Burkina Faso n'est pas en reste dans cette rhétorique. Le capitaine Ibrahim Traoré accuse régulièrement les autorités ivoiriennes d'être des soutiens indirects des groupes terroristes et des relais de l'influence française dans la sous-région. Plus récemment, dans le cadre de la polémique autour du « village de Bamboula », il a tenu des propos jugés offensants par de nombreux Ivoiriens, suscitant une vive émotion en Côte d'Ivoire. Ces déclarations contrastent avec les liens humains étroits entre les deux pays, la Côte d'Ivoire accueillant une importante communauté burkinabè ainsi que de nombreux réfugiés ayant fui l'insécurité. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les relations entre Abidjan et Bamako ont également connu une crise majeure avec l'affaire des 49 militaires ivoiriens arrêtés en 2022 alors qu'ils étaient déployés dans le cadre d'un contrat de soutien logistique à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Leur détention pendant plusieurs mois avait fortement dégradé les relations diplomatiques entre les deux pays avant leur libération. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Au-delà des divergences politiques, une question demeure : pourquoi la Côte d'Ivoire occupe-t-elle une place aussi centrale dans les discours des dirigeants de l'AES ? <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Pour plusieurs observateurs, la désignation d'un adversaire extérieur constitue un puissant levier de mobilisation de l'opinion publique dans des contextes marqués par une forte insécurité et des difficultés économiques. En attribuant les revers militaires ou les menaces sécuritaires à des acteurs étrangers, les autorités peuvent renforcer le sentiment d'unité nationale autour des régimes en place. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Cette lecture ne dispense toutefois pas d'examiner chaque accusation sur la base d'éléments factuels et vérifiables. Dans un contexte régional particulièrement tendu, les allégations publiques entre États peuvent avoir des conséquences diplomatiques importantes. Elles gagnent donc à être étayées par des preuves solides, faute de quoi elles alimentent davantage la méfiance et la polarisation que la recherche de solutions communes face à la menace terroriste. <br />  &nbsp; <br />    <p style="text-align: justify;">Au moment où l'Afrique de l'Ouest est confrontée à l'une des crises sécuritaires les plus graves de son histoire récente, le défi reste celui de la coopération régionale. Or, la multiplication des accusations sans démonstration publique convaincante risque d'affaiblir davantage une confiance déjà fragilisée entre des États pourtant confrontés à un ennemi commun. <br />  &nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Cinq transitions militaires, deux trajectoires divergentes entre Afrique de l’Ouest et Afrique centrale</title>
   <pubDate>Sat, 02 May 2026 11:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Félix N'Guessan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités ]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Depuis 2021, cinq pays africains, la Guinée, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Gabon, ont basculé dans des transitions dirigées par des militaires. À leur tête, des figures désormais centrales du paysage politique, aux trajectoires et choix de gouvernance contrastés.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/default/96358417-67202313.jpg?v=1777678036" alt="Cinq transitions militaires, deux trajectoires divergentes entre Afrique de l’Ouest et Afrique centrale" title="Cinq transitions militaires, deux trajectoires divergentes entre Afrique de l’Ouest et Afrique centrale" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">  <section class="text-token-text-primary w-full focus:outline-none [--shadow-height:45px] has-data-writing-block:pointer-events-none has-data-writing-block:-mt-(--shadow-height) has-data-writing-block:pt-(--shadow-height) [&amp;:has([data-writing-block])&gt;*]:pointer-events-auto [content-visibility:auto] supports-[content-visibility:auto]:[contain-intrinsic-size:auto_100lvh] R6Vx5W_threadScrollVars scroll-mb-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom,0px)+var(--thread-response-height))] scroll-mt-[calc(var(--header-height)+min(200px,max(70px,20svh)))]" data-scroll-anchor="false" data-testid="conversation-turn-4" data-turn="assistant" data-turn-id="request-WEB:8508baa5-d66f-44b5-bbfd-a58b724ceb8e-1" dir="auto">  <div class="text-base my-auto mx-auto pb-10 [--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-xs,calc(var(--spacing)*4))] @w-sm/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-sm,calc(var(--spacing)*6))] @w-lg/main:[--thread-content-margin:var(--thread-content-margin-lg,calc(var(--spacing)*16))] px-(--thread-content-margin)">  <div class="[--thread-content-max-width:40rem] @w-lg/main:[--thread-content-max-width:48rem] mx-auto max-w-(--thread-content-max-width) flex-1 group/turn-messages focus-visible:outline-hidden relative flex w-full min-w-0 flex-col agent-turn">  <div class="flex max-w-full flex-col gap-4 grow">  <div class="min-h-8 text-message relative flex w-full flex-col items-end gap-2 text-start break-words whitespace-normal outline-none keyboard-focused:focus-ring [.text-message+&amp;]:mt-1" data-message-author-role="assistant" data-message-id="98e95c88-08bf-4c6b-a10a-35e880058b3d" data-message-model-slug="gpt-5-3-mini" data-turn-start-message="true" dir="auto" tabindex="0">  <div class="flex w-full flex-col gap-1 empty:hidden">  <div class="markdown prose dark:prose-invert w-full wrap-break-word light markdown-new-styling">  <p data-end="728" data-start="414">Depuis la vague de coups d’État enregistrée entre 2021 et 2023, l’Afrique présente un paysage politique fragmenté où les transitions militaires n’ont pas évolué de manière uniforme. Dans ces cinq pays, des officiers supérieurs ont pris les rênes de l’État, chacun avec un agenda politique et diplomatique distinct. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="1184" data-start="730">En Guinée, le pouvoir est aux mains de l’axe incarné par le colonel <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">Mamady Doumbouya</span>, arrivé au pouvoir le 5 septembre 2021. Sa transition s’est structurée autour d’une volonté de refondation institutionnelle, avec une communication relativement maîtrisée et des engagements progressifs vers un retour à l’ordre constitutionnel. Le pays met en avant des perspectives économiques et une tentative de stabilisation de ses institutions. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="1517" data-start="1186">Au Mali, la transition est dirigée par le colonel <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">Assimi Goïta</span>, installé durablement depuis mai 2021. Son régime s’est inscrit dans une logique de rupture avec certains partenaires traditionnels, tout en réorganisant profondément la scène politique nationale dans un contexte sécuritaire extrêmement tendu. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="1809" data-start="1519">Au Burkina Faso, le capitaine <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">Ibrahim Traoré</span> dirige la transition depuis le 30 septembre 2022. Son pouvoir s’est construit sur un discours de souveraineté et de reconquête territoriale face aux groupes armés, mais le pays reste confronté à une insécurité persistante. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="2111" data-start="1811">Au Niger, le général <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">Abdourahamane Tiani</span> a pris le pouvoir le 26 juillet 2023. Sa gouvernance s’est accompagnée d’un repositionnement diplomatique marqué et de tensions avec la CEDEAO et certains partenaires occidentaux, dans un contexte de fortes contraintes sécuritaires internes. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="2494" data-start="2113">À l’opposé de ces dynamiques sahéliennes, le Gabon connaît une transition plus récente, conduite par le général <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline">Brice Oligui Nguema</span>, arrivé au pouvoir le 30 août 2023. Son action est davantage orientée vers la stabilisation institutionnelle et une ouverture progressive du jeu politique, avec une volonté affichée de normalisation et de continuité administrative. <br />  &nbsp; <br />    <p data-end="2916" data-is-last-node="" data-is-only-node="" data-start="2496">Ainsi, deux trajectoires se dessinent clairement : d’un côté, des transitions comme celles du Gabon et de la Guinée, qui cherchent à se structurer dans un cadre institutionnel et diplomatique relativement apaisé ; de l’autre, celles du Mali, du Burkina Faso et du Niger, marquées par des ruptures politiques fortes, une recomposition de l’espace public et une insécurité persistante qui continue de fragiliser les États. <br />  </div>  </div>  </div>  </div>    <div class="z-0 flex min-h-[46px] justify-start">&nbsp;</div>    <div class="mt-3 w-full empty:hidden">  <div class="text-center">&nbsp;</div>  </div>  </div>  </div>  </section>    <div aria-hidden="true" class="pointer-events-none -mt-px h-px translate-y-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom)-14*var(--spacing))]">&nbsp;</div>  </div>    <div aria-hidden="true" class="pointer-events-none -mt-px h-px translate-y-[calc(var(--scroll-root-safe-area-inset-bottom)-14*var(--spacing))]">&nbsp;</div>  
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