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 <title>nouvelleafrique</title>
 <subtitle><![CDATA[Magazine panafricain d'informations générales, développement, éducations, carrière professionnelle, formation, concours, actualité sur le continent africain. ]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-24T21:26:09+02:00</updated>
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   <title>Mossikro ou la colline de la mort : cinq années de drames sans véritables leçons</title>
   <updated>2026-06-30T01:20:00+02:00</updated>
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   <published>2026-06-30T09:00:00+02:00</published>
   <author><name>Félix N'Guessan</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Éboulements meurtriers, maisons détruites, populations de retour : à Mossikro, les saisons des pluies se suivent et les tragédies se répètent.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/default/97174756-67698600.jpg?v=1782775139" alt="Mossikro ou la colline de la mort : cinq années de drames sans véritables leçons" title="Mossikro ou la colline de la mort : cinq années de drames sans véritables leçons" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;"><strong>Chaque hivernage replonge Mossikro dans l'angoisse. Au fil des ans, ce quartier d'Attécoubé est devenu le symbole des conséquences d'une urbanisation incontrôlée, de l'occupation persistante des zones à risque et des limites des politiques de prévention. Malgré les déguerpissements, les alertes répétées et les nombreuses pertes humaines, les populations reviennent s'installer sur ces pentes instables. Comme si la mémoire des drames s'effaçait au rythme des saisons sèches.</strong> <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Lundi 29 juin 2026. À Abidjan, la pluie tombe sans interruption depuis les premières heures de la matinée. À Mossikro, les habitants observent avec inquiétude les versants de la colline. Certains savent que lorsque les pluies se prolongent, la terre finit toujours par céder.&nbsp;Vers huit heures, l'impensable se produit une nouvelle fois. Saturé d'eau, le sol se décroche brutalement. En quelques instants, des tonnes de terre engloutissent plusieurs habitations. Les cris des victimes se mêlent au fracas des murs qui s'effondrent.&nbsp;Lorsque les premiers secours arrivent, le quartier est plongé dans le chaos. Les sapeurs-pompiers, épaulés par des riverains, fouillent les décombres à la recherche de survivants. Le bilan provisoire est lourd : au moins douze morts, plusieurs blessés et des familles entières frappées par le deuil.&nbsp; <br />  À Mossikro, ce drame n'a malheureusement rien d'exceptionnel.&nbsp;Depuis plus de cinq ans, ce quartier vit au rythme des catastrophes.&nbsp;Chaque saison des pluies apporte son lot de victimes, de maisons détruites et de promesses de changement. <br />  &nbsp; <br />    <h2 style="text-align: justify;">Une tragédie qui se répète</h2>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">En juin 2022, un violent éboulement frappe le quartier Santé 3. Six personnes perdent la vie, dont un jeune couple et leur bébé. Le pays découvre avec émotion les images de maisons ensevelies sous des tonnes de terre.&nbsp;À peine un an plus tard, en juin 2023, Mossikro replonge dans le deuil. Un nouveau glissement de terrain tue plusieurs habitants, dont les membres d'une même famille. Les autorités ordonnent alors des évacuations d'urgence et annoncent des mesures fermes contre l'occupation des zones dangereuses. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">En mai 2025, les fortes pluies provoquent un autre effondrement. Des habitations sont éventrées. Le bilan fait état de douze victimes, dont six décès.&nbsp;Puis vient ce lundi 29 juin 2026. Une nouvelle catastrophe. Un nouveau bilan humain. Une nouvelle douleur. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À chaque drame, les mêmes images défilent : des secouristes qui creusent dans la boue, des familles en pleurs, des maisons détruites, des autorités en visite sur les lieux et des promesses de renforcer les mesures de prévention.&nbsp;Pourtant, quelques mois plus tard, la vie reprend... jusqu'au prochain éboulement. <br />  &nbsp; <br />    <h2 style="text-align: justify;">Pourquoi les habitants reviennent-ils ?</h2>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">C'est la question qui hante chaque catastrophe.&nbsp;Après chaque déguerpissement, des maisons sont démolies. Des secteurs sont déclarés inhabitables. Des rubans de sécurité sont installés.&nbsp;Mais avec le temps, les terrains se repeuplent.&nbsp; <br />   <br />  Les raisons sont connues.&nbsp;À Abidjan, trouver un logement abordable relève souvent du parcours du combattant. Pour de nombreuses familles modestes, quitter Mossikro signifie s'éloigner de leur travail, des écoles des enfants ou des réseaux de solidarité qui leur permettent de survivre.&nbsp;D'autres reconstruisent simplement parce qu'ils n'ont nulle part où aller.&nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le danger est réel. Mais la précarité l'est tout autant.&nbsp;Dans ce choix impossible, beaucoup préfèrent affronter le risque plutôt que l'incertitude d'un avenir sans toit. <br />  &nbsp; <br />    <h2 style="text-align: justify;">Les limites des réponses publiques</h2>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Depuis plusieurs années, les autorités multiplient pourtant les actions.&nbsp;Des campagnes de sensibilisation sont organisées avant chaque saison des pluies. Des opérations de déguerpissement sont menées dans les secteurs les plus exposés. Des habitations sont détruites pour empêcher toute réoccupation.&nbsp;Mais ces interventions peinent à produire des effets durables. <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L'absence de solutions de relogement pour une partie des familles concernées favorise progressivement le retour des habitants.&nbsp;Certaines parcelles sont réoccupées discrètement. De nouvelles constructions apparaissent. Puis les pluies reviennent.&nbsp;Le cycle recommence.&nbsp; <br />  Les catastrophes de Mossikro illustrent ainsi les difficultés de concilier impératifs de sécurité, pression foncière et besoins sociaux dans une métropole qui continue de croître rapidement. <br />  &nbsp; <br />    <h2 style="text-align: justify;">Des leçons encore inachevées</h2>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Après chaque drame, les mêmes constats reviennent : renforcer les ouvrages d'assainissement, empêcher toute construction dans les zones rouges, améliorer la cartographie des risques, reloger durablement les familles exposées et faire respecter les interdictions d'occuper les sites dangereux.&nbsp;Mais plus de cinq années de catastrophes montrent que ces mesures restent insuffisantes ou incomplètement appliquées.&nbsp;Le retour des populations sur les sites déguerpis traduit moins un refus du danger qu'une absence d'alternative durable.&nbsp;C'est là que réside sans doute la principale leçon de Mossikro. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">On ne sécurise pas durablement un quartier uniquement avec des démolitions. On le fait aussi en offrant des solutions de relogement, en maîtrisant l'urbanisation et en créant les conditions pour que les familles n'aient plus à choisir entre leur sécurité et leur survie.&nbsp;Car tant que cette équation ne sera pas résolue, Mossikro risque de conserver ce triste surnom de « colline de la mort », où chaque saison des pluies vient rappeler que les leçons des drames passés restent encore à tirer. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Abidjan, Accra, Lagos : sous les eaux, trois métropoles face au même défi climatique.</title>
   <updated>2026-06-29T19:31:00+02:00</updated>
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   <published>2026-06-29T21:00:00+02:00</published>
   <author><name>Félix N'Guessan</name></author>
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    <![CDATA[
Après Abidjan, Accra et Lagos subissent à leur tour les effets de pluies diluviennes. Inondations, embouteillages et dégâts illustrent la vulnérabilité des grandes métropoles.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/default/97172233-67697095.jpg?v=1782754088" alt="Abidjan, Accra, Lagos : sous les eaux, trois métropoles face au même défi climatique." title="Abidjan, Accra, Lagos : sous les eaux, trois métropoles face au même défi climatique." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le ciel semblait avoir décidé de ne faire aucune distinction entre les grandes capitales du golfe de Guinée. Après Abidjan, durement frappée par les fortes précipitations de ce lundi 29 juin, c'est Accra qui s'est réveillée sous les eaux, tandis que Lagos, au Nigeria, subissait également les conséquences d'intempéries d'une rare intensité. En l'espace de quelques heures, les pluies ont rappelé une réalité désormais récurrente : les métropoles ouest-africaines peinent encore à résister aux épisodes climatiques extrêmes. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À Accra, les eaux ont rapidement envahi plusieurs quartiers, transformant rues et avenues en véritables cours d'eau. Weija, Mallam, Kaneshie, Spintex, Apenkwa, Tesano ou encore l'axe Accra-Kasoa ont enregistré d'importantes inondations. Des habitations, des commerces et des marchés ont été submergés, obligeant de nombreux habitants à interrompre leurs activités. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les infrastructures routières n'ont pas été épargnées. Sur l'axe Accra-Kasoa, des dégradations importantes ont provoqué un gigantesque embouteillage qui a paralysé pendant plusieurs heures l'une des principales portes d'entrée de la capitale ghanéenne. Selon des sources locales, ces intempéries ont également causé des pertes en vies humaines. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L'activité économique a subi un coup d'arrêt. Dans le secteur d'Accra-Kasoa, plusieurs restaurants sont restés fermés toute la journée, faute d'accès pour les clients et le personnel. De nombreux commerçants ont également constaté d'importantes pertes après l'inondation de leurs boutiques. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Quelques centaines de kilomètres plus à l'est, Lagos connaissait un scénario similaire. Le dimanche 28 juin, la capitale économique du Nigeria a été frappée par de fortes pluies qui ont submergé plusieurs routes majeures, immobilisant des milliers d'automobilistes pendant de longues heures. Les images de véhicules prisonniers des eaux ont largement circulé sur les réseaux sociaux, illustrant une nouvelle fois les difficultés de circulation que connaît régulièrement cette mégapole lors des saisons pluvieuses. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">D'Abidjan à Accra, en passant par Lagos, les scènes se ressemblent : quartiers inondés, populations piégées, circulation paralysée, commerces fermés et infrastructures mises à rude épreuve. Malgré des contextes urbains différents, ces trois grandes villes partagent les mêmes vulnérabilités face à des pluies de plus en plus intenses. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Au-delà des dégâts matériels et des pertes humaines, ces événements relancent le débat sur l'adaptation des villes africaines au changement climatique. L'insuffisance des réseaux de drainage, l'urbanisation rapide, l'occupation anarchique de certaines zones inondables et le mauvais entretien des caniveaux aggravent chaque année les conséquences de ces précipitations exceptionnelles. <br />  &nbsp; <br />    <p style="text-align: justify;">Pour les populations, ces pluies ne sont plus de simples intempéries saisonnières. Elles deviennent progressivement le symbole d'une urgence climatique et urbaine qui impose aux États d'investir davantage dans des infrastructures résilientes, capables de protéger les habitants et de préserver le fonctionnement des grandes métropoles du continent. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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