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 <title>nouvelleafrique</title>
 <subtitle><![CDATA[Magazine panafricain d'informations générales, développement, éducations, carrière professionnelle, formation, concours, actualité sur le continent africain. ]]></subtitle>
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   <title>Orpaillage clandestin : ces milliards qui échappent à l’économie ivoirienne</title>
   <updated>2026-09-08T06:22:00+02:00</updated>
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   <published>2026-09-08T12:00:00+02:00</published>
   <author><name>Félix N'Guessan</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’orpaillage clandestin prive la Côte d’Ivoire de recettes importantes et d’une richesse qui pourrait davantage contribuer au financement du développement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/default/97957053-68197210.jpg?v=1788841285" alt="Orpaillage clandestin : ces milliards qui échappent à l’économie ivoirienne" title="Orpaillage clandestin : ces milliards qui échappent à l’économie ivoirienne" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">La Côte d’Ivoire dispose d’importantes ressources aurifères, mais une partie de cette richesse continue d’échapper au circuit légal. Selon des estimations relayées sur les réseaux sociaux, la valeur de l’or extrait clandestinement pourrait atteindre <strong>4 600 milliards de FCFA</strong>, tandis que les recettes fiscales potentiellement perdues dépasseraient <strong>700 milliards de FCFA</strong>. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Ces montants doivent toutefois être considérés avec prudence. Les 4 600 milliards correspondent à une estimation de la valeur de l’or produit clandestinement et non à des recettes que l’État aurait pu récupérer intégralement. Les pertes fiscales réelles dépendent notamment des volumes produits, des coûts d’exploitation et de la fiscalité applicable. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">L’enjeu économique reste néanmoins majeur. L’or commercialisé en dehors des circuits réglementés échappe en partie à la traçabilité, à la fiscalité et aux mécanismes de redistribution. Une meilleure maîtrise de cette activité pourrait ainsi renforcer les ressources publiques et soutenir des secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, les infrastructures et l’agriculture. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">À cette perte financière s’ajoutent de lourdes conséquences environnementales et sociales : destruction des terres, pollution des cours d’eau, risques sanitaires et développement d’activités difficiles à contrôler. <br />  &nbsp; <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Face à ce phénomène, la réponse ne saurait reposer uniquement sur la répression. La <strong>formalisation de l’orpaillage artisanal</strong>, l’encadrement des exploitants, la transparence des circuits de commercialisation et l’accompagnement des populations concernées apparaissent essentiels. <br />  &nbsp; <br />    <p style="text-align: justify;">L’enjeu est finalement de transformer une richesse aujourd’hui partiellement soustraite à l’économie formelle en ressources pour financer des écoles, des centres de santé, des routes, des emplois et de nouvelles opportunités pour les jeunes. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Orpaillage clandestin : le Ghana serre la vis, l’Afrique de l’Ouest face à un fléau sans frontières</title>
   <updated>2026-08-15T14:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.nouvelle-afrique.net/Orpaillage-clandestin-le-Ghana-serre-la-vis-l-Afrique-de-l-Ouest-face-a-un-fleau-sans-frontieres_a2457.html</id>
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   <published>2026-08-15T14:07:00+02:00</published>
   <author><name>Félix N'Guessan</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au Ghana, l’orpaillage clandestin ravage les forêts. De la Guinée à la Côte d’Ivoire, le fléau gagne du terrain et inquiète les États.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.nouvelle-afrique.net/photo/art/default/97698082-68018268.jpg?v=1786795913" alt="Orpaillage clandestin : le Ghana serre la vis, l’Afrique de l’Ouest face à un fléau sans frontières" title="Orpaillage clandestin : le Ghana serre la vis, l’Afrique de l’Ouest face à un fléau sans frontières" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Au Ghana, le combat contre le <strong>« galamsey »</strong>, nom donné à l’exploitation minière clandestine, prend une nouvelle dimension. Le phénomène, qui dégrade les forêts, pollue les cours d’eau et fragilise les territoires ruraux, est désormais considéré comme l’une des grandes menaces environnementales du pays.&nbsp;Les chiffres donnent la mesure des dégâts. Une étude de la Forestry Commission a établi que <strong>8 923,8 hectares de réserves forestières</strong> avaient été fortement touchés par l’exploitation minière illégale, dans 45 réserves forestières et un parc national, à la fin de 2024. <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Face à l’ampleur du phénomène, les autorités ghanéennes ont intensifié les opérations de répression. Entre janvier et juin 2026, des opérations menées contre l’orpaillage illégal ont notamment conduit à l’arrestation de <strong>258 suspects</strong> dans les réserves forestières. Les autorités ont également saisi ou immobilisé des équipements utilisés dans les activités clandestines.&nbsp;Le gouvernement ne mise toutefois pas uniquement sur la répression. Des opérations de restauration des terres dégradées sont également engagées. Dans la région d’Ashanti, plus de 1 500 acres de terres ont déjà été réhabilités avec l’appui du secteur privé, tandis que de nouvelles opérations de restauration sont prévues. <br />    <h3 style="text-align: justify;"> <br />  Un problème qui dépasse les frontières du Ghana</h3>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Le cas ghanéen rappelle une réalité plus vaste : <strong>l’orpaillage clandestin ne connaît pas de frontières</strong>. En Afrique de l’Ouest, les zones aurifères attirent depuis plusieurs années des milliers de travailleurs, souvent mobiles d’un pays à l’autre, à la recherche de revenus rapides.&nbsp;La <strong>Côte d’Ivoire, la Guinée et le Liberia</strong> sont eux aussi confrontés à cette pression croissante sur leurs ressources naturelles. En Guinée, notamment, les autorités continuent de démanteler des sites clandestins. À Mandiana, cinq ressortissants burkinabè ont ainsi été interpellés en mars 2026 sur un site illégal, avec notamment du cyanure et douze motopompes. <br />    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">Les mouvements de travailleurs vers les zones aurifères sont anciens et largement transfrontaliers. Une étude de l’Organisation internationale pour les migrations consacrée à la région de Siguiri avait déjà documenté l’importance des mobilités de travailleurs migrants vers les sites d’orpaillage guinéens.&nbsp;Cette dimension transfrontalière nourrit parfois des tensions entre communautés. En Guinée, une vidéo devenue virale en novembre 2025 avait provoqué une vive polémique après les propos d’un jeune orpailleur burkinabè affirmant vouloir « gâter la terre de Guinée » avant de repartir construire au Burkina Faso. Ces propos avaient suscité l’indignation et avaient été désavoués par le Haut Conseil des Burkinabè de l’étranger dans la région de Kankan, qui avait rappelé qu’ils n’engageaient pas la communauté burkinabè. <br />    <h3 style="text-align: justify;"> <br />  Au-delà des nationalités, une urgence régionale</h3>    <p class="isSelectedEnd" style="text-align: justify;">La circulation des orpailleurs et des équipements miniers entre les pays montre surtout que le phénomène doit être abordé à l’échelle régionale. Il serait toutefois réducteur d’attribuer l’orpaillage clandestin à une seule nationalité ou aux ressortissants d’un seul ensemble de pays : les données disponibles au Ghana montrent par exemple la présence de <strong>ressortissants ghanéens comme étrangers</strong> parmi les personnes interpellées.&nbsp;Le véritable défi est ailleurs : empêcher que la recherche de l’or ne se transforme en destruction irréversible des forêts, pollution des rivières, dégradation des terres agricoles et tensions entre populations.&nbsp;Pour la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Liberia et leurs voisins, la question devient donc stratégique. Tant que les réseaux, les équipements et les travailleurs pourront se déplacer d’un territoire à l’autre, une répression limitée à un seul pays risque de simplement déplacer le problème. <br />    <p style="text-align: justify;"><strong>L’Afrique de l’Ouest possède dans son sous-sol une richesse considérable. Mais sans contrôle efficace, cette richesse pourrait aussi devenir l’un des principaux facteurs de dégradation de ses terres et de ses ressources en eau.</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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