À Ouagadougou, le paysage urbain s’apprête à changer d’échelle. Face au Monument des Héros Nationaux, à Ouaga 2000, le projet Zafara Plazza ambitionne de créer bien plus qu’un simple immeuble : un véritable morceau de ville conçu comme un écosystème réunissant habitat, travail, commerce, culture et loisirs. Implanté sur un terrain d’environ 13 498 m², le complexe est présenté comme le premier projet mixte de standard international du Burkina Faso. Porté par la SONATUR, il doit s’élever dans l’un des secteurs les plus modernes de la capitale.
Une tour de 20 étages au cœur du projet
La pièce maîtresse de Zafara Plazza sera une tour centrale de 20 étages (R+20), qui culminera à environ 83 mètres. Elle deviendra ainsi le bâtiment comptant le plus grand nombre d’étages au Burkina Faso. Cette tour accueillera notamment un hôtel cinq étoiles, tandis que le reste du complexe sera organisé autour de plusieurs bâtiments et espaces dédiés aux activités économiques et résidentielles.
Le programme prévoit également cinq immeubles de sept niveaux, destinés notamment aux bureaux et au siège de la SONATUR, ainsi que 225 appartements de haut standing. À cela s’ajoutera une galerie commerciale, destinée à accueillir commerces et services, afin de permettre aux occupants et aux visiteurs de retrouver différentes activités au sein d’un même ensemble.
Un projet pensé comme une ville dans la ville
La philosophie de Zafara Plazza repose sur la mixité des usages. Habiter, travailler, faire ses achats, se divertir ou simplement se détendre doivent pouvoir se faire dans un même espace. Le projet prévoit ainsi 3 375 m² d’espaces verts, des piscines, des jardins et différents espaces de services. L’architecture entend également favoriser la circulation de la lumière et les relations entre les bâtiments et les espaces végétalisés.
Les toitures doivent notamment intégrer de la végétation ou des panneaux photovoltaïques, donnant au projet une dimension environnementale affichée. Cette conception s’inscrit dans la vision présentée par les promoteurs d’une « capitale des rêves, en hommage à la nature », avec l’ambition de créer une nouvelle manière de vivre et de travailler à Ouagadougou.
Un investissement estimé à 320 milliards de FCFA
Le projet représente un investissement annoncé d’environ 320 milliards de FCFA, soit près de 488 millions d’euros. Son financement repose sur un modèle de partenariat public-privé (PPP). La réalisation associe notamment l’État burkinabè, la SONATUR et des acteurs privés. Parmi les partenaires cités figurent le groupe Reliance West Africa, basé au Togo, ainsi que Kastor Africa. Le recours au PPP permet de mobiliser plusieurs acteurs autour d’un projet immobilier de grande ampleur, dont le coût dépasse largement celui d’une opération immobilière classique.
324 places de stationnement et équipements modernes
Pour accompagner cette concentration d’activités, Zafara Plazza prévoit également 324 places de stationnement. Les installations photovoltaïques doivent contribuer à l’alimentation énergétique du complexe, tandis que les jardins et espaces verts doivent apporter une dimension paysagère importante à l’ensemble. L’objectif est de créer un environnement dans lequel les différents usages ne sont pas séparés, mais organisés autour d’un même espace urbain.
Ouaga 2000 poursuit sa transformation
Situé dans le quartier de Ouaga 2000, souvent comparé au Cocody d’Abidjan pour son statut de zone résidentielle et administrative haut de gamme, Zafara Plazza s’inscrit dans la transformation progressive de ce secteur en pôle économique et urbain majeur. Avec ses 20 étages, ses 225 appartements, son hôtel cinq étoiles, ses bureaux, sa galerie commerciale et ses espaces verts, le complexe entend donner une nouvelle dimension à l’architecture contemporaine au Burkina Faso.
Plus qu’un bâtiment destiné à battre un record de hauteur, Zafara Plazza se présente donc comme un projet urbain global. Sa réalisation devrait constituer l’un des investissements immobiliers les plus importants jamais annoncés dans la capitale burkinabè et contribuer à modifier durablement la silhouette de Ouagadougou.