Le Togo poursuit son offensive économique en Afrique. À Aného, autorités publiques, représentants du secteur privé et experts se sont réunis cette semaine pour dresser le bilan de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), entrée en vigueur afin de stimuler les échanges entre les pays du continent.
L’objectif de cette rencontre est clair : mesurer les progrès réalisés, identifier les obstacles qui freinent encore l’intégration économique et proposer des solutions pour permettre aux entreprises togolaises de mieux profiter des opportunités offertes par le plus vaste marché commun du monde en nombre de pays participants.
Les discussions portent notamment sur la facilitation des échanges commerciaux, l’accès aux marchés régionaux, le développement des chaînes de valeur africaines et les mécanismes de soutien aux opérateurs économiques. Une attention particulière est accordée aux petites et moyennes entreprises, considérées comme les principales bénéficiaires potentielles de l’ouverture accrue des marchés africains.
Pour les autorités togolaises, la réussite de la ZLECAf passe par une adaptation continue du cadre réglementaire et institutionnel. Le gouvernement affirme ainsi sa volonté de moderniser les dispositifs existants afin de répondre aux exigences de l’accord continental et d’améliorer l’environnement des affaires.
Cette évaluation intervient dans un contexte marqué par une stratégie d’ouverture renforcée. Lors du forum Biashara Afrika 2026 organisé à Lomé, le Togo avait notamment annoncé une exemption de visa de trente jours pour les détenteurs africains de passeports officiels, une mesure destinée à faciliter la mobilité des acteurs économiques.
À travers cette démarche, Lomé entend consolider sa position de plateforme commerciale régionale. Les recommandations attendues à l’issue de l’atelier pourraient servir de feuille de route pour accroître la présence des entreprises togolaises sur le marché africain et tirer pleinement parti du potentiel de la ZLECAf.