Le ministère du Tourisme et des Loisirs passe à la vitesse supérieure dans sa politique d'assainissement du secteur. Depuis le 17 juin et jusqu'au 30 juin 2026, une vaste opération de contrôle est menée dans les communes d'Abobo, d'Anyama et de Yopougon afin de vérifier la conformité des établissements de tourisme et de loisirs aux exigences réglementaires.
Hôtels, restaurants, bars, maquis et autres espaces de loisirs sont concernés par cette campagne conduite par l'Inspection générale du Tourisme et des Loisirs (IGTL). L'objectif est clair : authentifier les autorisations d'exploitation, mettre en demeure les opérateurs en situation irrégulière et, en dernier recours, fermer les établissements qui refuseraient de se conformer à la loi.
Pour Boka Bi Yao Georges, Inspecteur général du Tourisme et des Loisirs, cette opération marque un tournant. Malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation organisées depuis l'entrée en vigueur du Code du tourisme en 2014, de nombreux exploitants continuent d'exercer sans les autorisations requises. « Tous les établissements relevant du ministère doivent obtenir une autorisation préalable avant d'ouvrir leurs portes », rappelle-t-il, en annonçant des sanctions fermes contre les contrevenants.
Même son de cloche chez Yao Ako épouse Lamine, Directrice régionale du Tourisme et des Loisirs d'Abidjan-Nord, qui invite les exploitants à régulariser rapidement leur situation sous peine de fermeture administrative.
Sur le terrain, les professionnels accueillent favorablement cette initiative, tout en appelant à une mise en œuvre équitable. « Nous espérons que ce contrôle se fera dans l'intérêt de tous », confie Koné Kadiatou, gérante d'un maquis à Yopougon-Sideci.
À l'échelle nationale, l'IGTL ambitionne d'inspecter 10 000 établissements en 2026. Une offensive qui traduit la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance du secteur touristique et d'offrir aux usagers des services répondant aux normes de qualité, de sécurité et de professionnalisme.