Réunis à Lomé le 18 juin 2026, les acteurs du secteur de l’environnement ont examiné une étude d’impact sanitaire, climatique et économique de la pollution de l’air dans le Grand Lomé et la région maritime. Ce document, inscrit dans le cadre du Projet Qualité de l’Air au Togo (PQAT), doit servir de base à l’élaboration des futures politiques publiques en matière de lutte contre la pollution atmosphérique.
Les données présentées révèlent une situation préoccupante. Entre 2019 et 2021, près de 1,4 million de personnes ont été exposées à des niveaux de pollution quatre à cinq fois supérieurs aux recommandations de l’OMS. Les infections respiratoires figurent parmi les principales causes de consultation dans la capitale togolaise, confirmant l’impact sanitaire croissant de la dégradation de la qualité de l’air.
Les principales sources identifiées restent le transport routier, la combustion du bois et du charbon, le brûlage des déchets à ciel ouvert ainsi que certaines activités industrielles. Selon l’OMS, la pollution atmosphérique est responsable d’environ 6,7 millions de décès prématurés chaque année dans le monde, ce qui souligne l’urgence d’une action coordonnée et durable.
Lancé en 2025 avec un financement estimé à 4 milliards FCFA sur cinq ans, le PQAT prévoit l’installation de stations de mesure dans plusieurs villes, la collecte de données et le développement d’outils d’aide à la décision. En mai dernier, un référentiel national de qualité de l’air a été validé afin d’harmoniser les normes de surveillance des principaux polluants.
Pour les autorités togolaises, la priorité est désormais d’accélérer la transition vers des transports propres, les énergies renouvelables, les solutions de cuisson améliorée et une gestion plus efficace des déchets, afin de réduire durablement les risques sanitaires tout en répondant aux enjeux climatiques.