Les autorités des deux pays ont renouvelé un protocole de coopération qui encadre traditionnellement le commerce transfrontalier du bétail. Cette année, les exportations mauritaniennes devraient dépasser les volumes habituels estimés entre 460 000 et 500 000 moutons, en raison des difficultés rencontrées dans les pays voisins, notamment au Mali où l’insécurité perturbe les routes pastorales historiques.
Les flux d’animaux sont déjà visibles vers les grands marchés sénégalais, avec une mobilisation des services administratifs, douaniers et sanitaires pour faciliter les opérations. Les éleveurs mauritaniens, issus notamment des régions orientales, adaptent leurs itinéraires en contournant les zones à risque, ce qui rallonge les trajets mais garantit la continuité des échanges.
Au-delà du Sénégal, une partie des exportations pourrait également concerner la Côte d’Ivoire, où la demande en moutons de Tabaski reste importante. Ce dispositif s’inscrit dans une dynamique de solidarité économique régionale, destinée à sécuriser l’approvisionnement en bétail malgré les contraintes sécuritaires qui affectent certaines zones de production et de transit.