À Freetown, le président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, a tenu à dissiper les spéculations entourant la réforme de la Constitution de 1991. Lors d’un forum universitaire à Makeni, il a assuré que le processus engagé par son gouvernement n’a « aucune vocation personnelle », mais répond à la nécessité d’adapter le cadre institutionnel aux réalités politiques et sociales du pays.
Le chef de l’État a insisté sur le caractère « transparent et inclusif » de la révision constitutionnelle, présentée comme l’aboutissement de plusieurs années de consultations nationales. Selon lui, la Loi fondamentale doit évoluer pour devenir un instrument plus efficace de gouvernance et de consolidation démocratique, dans un pays encore marqué par les séquelles de la guerre civile achevée en 2002.
Face aux interrogations récurrentes sur ses intentions politiques, Julius Maada Bio a été catégorique : la réforme ne vise ni à prolonger son mandat ni à modifier les règles électorales à son avantage. Certaines dispositions pourront être adoptées par le Parlement, tandis que les articles les plus sensibles seront soumis à référendum, conformément aux exigences constitutionnelles.
Le président a également promis un processus ouvert à la participation citoyenne, soulignant que les réformes doivent refléter les aspirations des Sierra-Léonais et renforcer les institutions démocratiques. Dans un contexte régional où les débats sur les révisions constitutionnelles suscitent souvent la controverse, Freetown entend afficher une démarche de transparence et de stabilité politique.
Pour Julius Maada Bio, ancien militaire devenu chef de l’État élu en 2018 puis réélu en 2023, cette réforme représente une étape clé du renforcement institutionnel et de la modernisation démocratique du pays.