La Southern African Development Community a tenu lundi 29 juin un sommet extraordinaire en visioconférence, marqué par une double préoccupation : la transition politique à Madagascar et la détérioration de la situation sécuritaire et sanitaire dans l’est de la RDC.
Présidés par Cyril Ramaphosa, les échanges ont porté sur le rapport présenté par Arthur Peter Mutharika, à la suite des missions d’évaluation conduites par Joyce Banda à Madagascar.
Les chefs d’État ont exhorté les autorités malgaches à engager des réformes politiques claires, inclusives et assorties d’un calendrier précis, associant toutes les forces vives. Ils ont insisté sur la restauration de l’État de droit, des élections crédibles et la libération des prisonniers politiques, ainsi que la fin des arrestations jugées arbitraires visant opposants et membres de la Génération Z.
Le sommet a recommandé un dialogue national inclusif et l’élargissement du mandat du comité des sages à la réconciliation et aux réformes électorales, ainsi que l’ouverture d’un bureau de liaison de la SADC à Antananarivo.
Sur le plan régional, les dirigeants ont exprimé leur inquiétude face à la recrudescence des violences et à l’épidémie de Ebola dans l’est de la RDC, appelant à une coordination sanitaire et humanitaire renforcée.
Le sommet s’est achevé sur un appel à la coopération et à la responsabilité collective, saluant l’engagement des médiateurs et la conduite des travaux assurée par la présidence sud-africaine.