La Côte d’Ivoire intensifie ses efforts pour préserver son patrimoine culturel. Réuni en Conseil des ministres le 1er avril 2026 au Palais présidentiel d’Abidjan-Plateau, le gouvernement a ratifié un accord de coopération signé avec le Conseil fédéral suisse, portant sur la lutte contre l’importation, l’exportation et le transfert illicite de biens culturels.
Signé le 30 juin 2025 à Abidjan, cet accord s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux pris dans le cadre de la Convention de l’UNESCO de 1970. Il vise à mieux encadrer les mouvements des objets culturels et à faciliter leur restitution en cas de trafic ou de sortie illégale du territoire.
Concrètement, le texte définit les catégories de biens culturels concernés, tout en fixant les règles applicables à leur circulation entre les deux pays. Il prévoit également des mécanismes de coopération pour le retour des œuvres illicitement exportées, renforçant ainsi les moyens de lutte contre un phénomène qui fragilise le patrimoine africain depuis des décennies.
Pour le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, cette ratification constitue une avancée majeure. Elle contribue, selon lui, à consolider le cadre juridique national en matière de protection et de valorisation du patrimoine culturel.
Au-delà de l’aspect réglementaire, cet accord traduit la volonté de la Côte d’Ivoire de s’inscrire dans une dynamique internationale de sauvegarde du patrimoine. En multipliant les partenariats avec des pays engagés dans la restitution des biens culturels, Abidjan affirme son ambition de protéger son héritage historique et de le transmettre aux générations futures.
Dans un contexte marqué par une prise de conscience mondiale sur la question des restitutions, cette coopération avec la Suisse marque une étape importante vers une meilleure traçabilité des œuvres et une lutte plus efficace contre les réseaux de trafic illicite.