De réelles contradictions des orpailleurs illégaux lors de leur procès au PPEF
Déclarer une chose, la réfuter et finalement demander pardon et la clémence au Juge. Voici le travail permanent auquel sont confrontés les magistrats du Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF) lors des passages des prévenus. Surtout ceux liés à l'orpaillage illégal. Tous, à savoir les mis en cause dans cette activité illégale condamnée par la législation ivoirienne, nient la quasi-totalité de leurs déclarations lors de leurs auditions par la Gendarmerie et le Juge d'instruction. L'exemple patent, ce vendredi 6 novembre, un prévenu du nom de Rouamba Marcel, poursuivi par le Parquet pour Exploitation de substances minérales sans titre minier et commercialisation de métaux précieux et pollution, a surpris plus d'un dans la salle d'audience. "Madame la Présidente, je demande parce que j'ai menti. La vérité, on m'a attrapé dans orpaillage" , a-t-il déclaré après la réquisition de 36 mois par Mme la Procureure. Alors que celui-ci avait nié son implication dans une quelconque affaire d'orpaillage lors de l'interrogatoire de la Procureure et de la Présidente du tribunal. Pareil pour Ouédreogo Alassane, Kaboré 0umarou, Ouédraogo Fousseny, Diallo Saliou, Koapssa Boureima et Sankaridja Salam qui ne se reconnaissent pas cette activité d'orpaillage illégal. " On dormait au village et la gendarmerie nous a pris", ont-ils réfuté avant de demander pardon pour leurs actes.
Deux autres, feignant d'ignorer leur appartenance à un réseau d'orpaillage illégal ce jour, ont fini par dire: "nous ne travaillons pas dans les trous mais nous lavons".
La veille ( jeudi 5 novembre), un prévenu, se disant innocent, s'achève lui-même dans ces propos: "J'ai eu de l'or mais je n'ai pas eu l'argent. On prenait l'or pour donner à Pascal".
Des aveux de ces chercheurs d'or recueillis grâce au travail d'écoute et aux interrogatoires du Parquet et des différents Présidents de Tribunal du PPEF.
Joseph KINI
Deux autres, feignant d'ignorer leur appartenance à un réseau d'orpaillage illégal ce jour, ont fini par dire: "nous ne travaillons pas dans les trous mais nous lavons".
La veille ( jeudi 5 novembre), un prévenu, se disant innocent, s'achève lui-même dans ces propos: "J'ai eu de l'or mais je n'ai pas eu l'argent. On prenait l'or pour donner à Pascal".
Des aveux de ces chercheurs d'or recueillis grâce au travail d'écoute et aux interrogatoires du Parquet et des différents Présidents de Tribunal du PPEF.
Joseph KINI