PND 2026-2030 : la Côte d’Ivoire met le suivi au cœur de l’action

Jeudi 8 Octobre 2026 13:00

À Abidjan, le secrétariat technique de suivi du PND 2026-2030 lance son dispositif pour mesurer les progrès et ajuster les actions publiques.


Le PND 2026-2030 renforce son dispositif de suivi pour mesurer les progrès et ajuster l’action publique.
 

Le Plan national de développement (PND) 2026-2030 entre dans une nouvelle phase. À Abidjan, la première réunion du secrétariat technique de suivi s’est tenue le 6 octobre, sous la présidence du directeur général du Plan, Marcelin Cissé. Cette instance doit jouer un rôle opérationnel dans le suivi de la mise en œuvre du programme quinquennal et contribuer à éclairer les décisions des pouvoirs publics.
 

La rencontre, à laquelle ont notamment pris part Ismaila Dem, conseiller du Vice-Président de la République, et Chalouho Coulibaly, conseiller du gouverneur et directeur national de la BCEAO, marque le début d’un processus institutionnel qui doit se poursuivre jusqu’au début du mois de décembre 2026.
 

Pour Marcelin Cissé, l’objectif est de disposer d’une lecture régulière et documentée de l’exécution du PND. Il s’agit de mesurer les avancées, de détecter rapidement les difficultés et, lorsque cela s’avère nécessaire, d’adapter les interventions. Parmi les premiers dossiers examinés figurent les textes d’application du dispositif de suivi ainsi que la mise en place d’une plateforme digitalisée.
 

Le secrétariat technique devra également suivre la concrétisation des engagements pris dans le cadre du Groupe Consultatif. Une démarche qui vise à renforcer la cohérence entre les engagements financiers annoncés et les projets effectivement mis en œuvre.
 

L’enjeu est surtout de dépasser une lecture comptable du développement. Pour le directeur général du Plan, la réussite du PND ne se mesurera pas uniquement aux ressources mobilisées ou consommées, mais aux changements perceptibles dans la vie quotidienne : emplois, accès aux soins, infrastructures routières et raccordement à l’eau potable.
 

Les ambitions affichées sont importantes : une croissance économique moyenne de 7,2 % par an, un PIB par habitant passant de 3 148 dollars en 2025 à 4 500 dollars en 2030, plus de 3 millions d’emplois décents créés et un taux de pauvreté ramené sous les 20%.
 

Le défi du dispositif de suivi sera donc simple à énoncer : transformer ces objectifs chiffrés en résultats visibles sur le terrain.

Félix N'Guessan
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Félix N'Guessan