Le gouvernement ougandais a annoncé la suspension de tous les transports publics à destination de la République démocratique du Congo (RDC), en réponse à la recrudescence d’une épidémie d’Ebola signalée dans l’est du pays voisin. Cette décision, rendue publique jeudi par le ministère ougandais de la Santé, vise à limiter les risques de propagation transfrontalière du virus.
Selon les autorités sanitaires congolaises, une nouvelle flambée de fièvre hémorragique Ebola a été détectée la semaine dernière dans la province de l’Ituri, une région frontalière de l’Ouganda. Cette zone est particulièrement sensible en raison de la forte circulation de personnes et de biens entre les deux pays.
Dans ce contexte, l’Ouganda a récemment signalé deux cas suspects liés à des ressortissants congolais ayant franchi la frontière. L’un des cas a été confirmé comme infection, tandis que l’autre a conduit à un décès. Toutefois, les autorités ougandaises précisent qu’aucun cas actif d’Ebola n’est actuellement enregistré sur leur territoire. Un cas initialement suspect a par ailleurs été testé négatif à deux reprises, écartant ainsi toute contamination locale confirmée à ce stade.
Face à cette situation jugée préoccupante, Kampala a décidé de renforcer drastiquement ses mesures de prévention. La suspension concerne tous les transports publics reliant l’Ouganda à la RDC, notamment les bus transfrontaliers et les ferries. Cette restriction sanitaire est prévue pour une durée de quatre semaines, selon le communiqué du ministère de la Santé.
Les autorités ont toutefois précisé que le transport de marchandises essentielles, notamment les denrées alimentaires et les biens commerciaux, reste autorisé afin de ne pas perturber totalement les échanges économiques entre les deux pays.
Dans le même temps, les vols à destination de la République démocratique du Congo ont également été suspendus. Cette mesure aérienne devrait entrer en vigueur dans les 48 heures suivant l’annonce officielle, selon les autorités ougandaises.
Le gouvernement ougandais affirme que ces décisions s’inscrivent dans une stratégie de prévention renforcée, en collaboration avec les organisations sanitaires régionales et internationales, afin d’éviter toute propagation du virus Ebola au-delà des zones déjà touchées.