C’est une opération d’envergure qui marque un nouveau tournant dans la lutte antidrogue au Nigeria. Les services de l’agence nationale de lutte contre la drogue, la NDLEA, ont intercepté près de cinq tonnes de cannabis dissimulées dans un conteneur au port d’Apapa, à Lagos, l’un des principaux hubs commerciaux du pays.
La cargaison, estimée à plusieurs milliards de nairas, provenait du Canada et aurait transité par plusieurs escales internationales avant d’atteindre le territoire nigérian. Selon les enquêteurs, le conteneur, officiellement déclaré comme marchandise commerciale, dissimulait en réalité une importante quantité de cannabis à forte concentration, soigneusement emballée pour échapper aux contrôles portuaires.
L’opération a été rendue possible grâce à une surveillance prolongée et à une collaboration étroite entre les services des douanes, les autorités portuaires et les unités spécialisées de la NDLEA. Les agents ont procédé à une inspection minutieuse du conteneur, permettant de mettre au jour la cargaison illicite ainsi que deux véhicules utilisés comme couverture logistique du trafic.
Cette saisie s’inscrit dans une série d’interventions menées tout au long du mois de juin à travers le pays. Plusieurs réseaux ont été démantelés, avec des arrestations à l’aéroport international de Lagos et sur les principaux axes routiers reliant les grandes villes nigérianes. Cocaïne, tramadol et différentes variétés de cannabis ont été régulièrement interceptés, témoignant de l’ampleur des circuits de trafic.
Au-delà de la répression, la NDLEA intensifie également ses actions de sensibilisation à travers la campagne nationale « War Against Drug Abuse », visant à réduire la consommation de stupéfiants chez les jeunes et dans les communautés.
Pour les autorités, cette nouvelle saisie illustre à la fois la sophistication croissante des réseaux criminels internationaux et la détermination des forces nigérianes à renforcer le contrôle des flux commerciaux. Le port d’Apapa, point stratégique du commerce ouest-africain, reste ainsi sous haute surveillance face à la montée des trafics transfrontaliers.