Au Niger, un décret présidentiel a acté la dissolution de neuf organismes publics dans le cadre d’une politique de réduction des dépenses de l’État et d’amélioration de la gouvernance. Cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités de rationaliser le fonctionnement administratif et de mieux utiliser les ressources publiques dans un contexte économique jugé contraignant.
Signé le 8 juin 2026 par le président Abdourahmane Tiani, le décret prévoit le transfert des missions des structures supprimées vers les ministères sectoriels concernés. Les biens meubles et immeubles de ces organismes seront quant à eux placés sous la gestion du ministère de l’Économie et des Finances, chargé de centraliser le patrimoine de l’État.
Les entités dissoutes comprennent plusieurs institutions stratégiques, notamment des structures liées à la sécurité, à la gouvernance, à l’urbanisme, à la régulation de secteurs clés ou encore à la protection des données personnelles. Parmi elles figurent des organismes tels que le Centre national d’études stratégiques et de sécurité, l’Agence de modernisation des villes du Niger ou encore la Haute Autorité de protection des données à caractère personnel.
Selon les autorités, cette réforme vise à supprimer les doublons administratifs, réduire les coûts de fonctionnement et renforcer l’efficacité de l’action publique. Les missions auparavant assurées par ces organismes seront désormais intégrées directement dans les ministères, afin d’assurer une meilleure coordination et une utilisation plus optimale des ressources de l’État.
Sur le plan social, le décret prévoit le retour des fonctionnaires détachés dans leurs administrations d’origine. Les agents contractuels, en revanche, verront leurs contrats prendre fin conformément au droit du travail en vigueur. Les dirigeants des structures concernées perdent également leurs fonctions dès l’entrée en application de la mesure.
Le gouvernement justifie cette réforme par la nécessité d’adapter l’appareil étatique aux contraintes actuelles, en privilégiant une administration plus légère et plus efficace. Une orientation qui marque une nouvelle étape dans la politique de restructuration des institutions publiques engagée par les autorités nigériennes.