Le Niger franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système d'identification. Le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général Abdourahamane Tiani, est devenu le premier citoyen nigérien à s'enrôler pour l'obtention du passeport biométrique de l'Alliance des États du Sahel (AES), lors d'une cérémonie organisée le 16 juillet 2026 à la Direction de la Surveillance du Territoire.
Ce geste marque le lancement opérationnel d'un projet destiné à harmoniser les documents de voyage entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Après la mise en place d'une carte nationale d'identité biométrique commune, les trois États poursuivent leur ambition de renforcer leur intégration à travers un passeport unique répondant aux normes internationales de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
Doté d'une puce électronique et de dispositifs de sécurité avancés, le nouveau document vise à renforcer la lutte contre la fraude documentaire, tout en facilitant les déplacements des citoyens au sein de l'espace sahélien et à l'international. Le projet est le fruit d'une collaboration entre les services de sécurité nigériens et des partenaires spécialisés dans les technologies d'identification.
Les autorités prévoient cinq catégories de passeports : ordinaire, de service, diplomatique, spécial Hadj et destiné aux réfugiés, afin de répondre aux différents besoins des usagers.
À l'issue de son enrôlement, le général Tiani a salué le travail des équipes techniques et insisté sur la nécessité de garantir un service fiable, accessible et respectueux des normes professionnelles. Les premières délivrances aux citoyens sont attendues dans les prochaines semaines, une étape décisive pour cette réforme qui illustre la volonté des pays de l'AES de bâtir une administration plus moderne et une identité régionale renforcée.