Une nouvelle opération de sauvetage vient rappeler les dangers de la route migratoire vers les Canaries. Les garde-côtes mauritaniens ont porté secours, mardi 25 août, à 161 migrants en difficulté dans l’Atlantique, alors que leur embarcation tentait de rejoindre l’archipel espagnol.
Selon le ministère mauritanien de la Pêche, des Infrastructures maritimes et portuaires, la pirogue avait quitté Banjul, en Gambie, et naviguait depuis environ huit jours lorsqu’elle a été repérée par les unités des garde-côtes. Une panne de moteur avait plongé les occupants dans une situation particulièrement précaire.
À bord se trouvaient 99 Sénégalais, dont six femmes et deux enfants, ainsi que 56 Guinéens, parmi lesquels trois hommes, 38 femmes et 15 enfants. Six Gambiens, dont deux hommes et quatre femmes, complétaient le groupe.
Malgré les conditions difficiles de la traversée et l’état de l’embarcation, l’ensemble des passagers a pu être secouru. Les autorités mauritaniennes indiquent qu’ils étaient tous sains et saufs, mais fortement éprouvés après plusieurs jours passés en haute mer.
Une route migratoire toujours active
Après leur sauvetage, les 161 migrants ont été pris en charge par les services compétents, avant leur transfert vers un centre d’accueil à Nouakchott. Cette opération intervient dans un contexte de multiplication des départs clandestins depuis les côtes ouest-africaines en direction des Canaries.
La route atlantique demeure l’une des voies migratoires les plus dangereuses. Les longues distances, la vétusté des embarcations, les pannes mécaniques et les conditions météorologiques exposent les passagers à des risques considérables.
Ces derniers mois, les côtes mauritaniennes sont ainsi devenues le théâtre de plusieurs opérations de sauvetage. L’intensification des départs depuis la Gambie illustre la persistance des facteurs qui poussent de nombreux jeunes et familles à tenter la traversée, malgré les dangers.
Le sauvetage de ces 161 personnes souligne une nouvelle fois l’ampleur du défi migratoire dans l’Atlantique et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de protection des vies humaines en mer.