Maroc : le rappeur Mehdi Black Wind libéré, mais toujours sous la menace d’un procès
La justice marocaine accorde une liberté provisoire au rappeur Mehdi Black Wind, dont le procès est attendu le 2 octobre.
Le rappeur marocain Mehdi Black Wind a retrouvé la liberté provisoire vendredi, après près de trois semaines de détention à la prison d'Oukacha, à Casablanca. Incarcéré depuis le 15 juillet pour des faits qualifiés d'« atteintes aux institutions », l'artiste, connu pour ses prises de position critiques envers la monarchie, reste néanmoins sous le coup de poursuites judiciaires. Son procès est désormais fixé au 2 octobre, dans un contexte marqué par une grève des avocats qui ralentit le fonctionnement de la justice.
L'arrestation d'El Mahdi Lyoubi, son nom à l'état civil, avait provoqué une vague d'indignation au Maroc et au sein de la diaspora. Si sa remise en liberté est perçue par certains observateurs comme un geste d'apaisement des autorités, le rappeur demeure interdit de quitter le territoire. Installé à Marseille depuis une décennie, il ne peut donc pas regagner la France. Cette affaire relance le débat sur la liberté d'expression au Maroc, à un moment où le royaume est également confronté à une hausse des départs de jeunes vers l'Europe.