La filière mangue ivoirienne traverse une période difficile. Depuis le 1er août 2026, les exportations de mangues fraîches de Côte d’Ivoire vers l’Union européenne sont suspendues en raison de problèmes phytosanitaires, notamment liés à la présence de la mouche des fruits. Cette mesure fragilise un secteur agricole qui constitue une importante source de revenus pour près de 100 000 personnes.
Chaque année, la Côte d’Ivoire exporte environ 35 000 tonnes de mangues vers le marché européen, où elle occupe une place importante. Cette suspension représente donc un défi économique majeur pour les producteurs, les exportateurs et les nombreux travailleurs qui dépendent de cette activité.
La mouche des fruits figure parmi les principaux ravageurs du manguier en Afrique. En attaquant les fruits, elle provoque leur détérioration et peut entraîner des pertes de récoltes considérables, estimées entre 40 % et 80 % selon les zones et les conditions de production. La maîtrise de ce fléau constitue ainsi un enjeu déterminant pour préserver la compétitivité de la filière ivoirienne.
Face à cette situation, le gouvernement ivoirien a annoncé, le 15 octobre 2026, une enveloppe de 3,5 milliards de FCFA destinée à renforcer la lutte phytosanitaire. Les interventions prévues portent notamment sur les traitements, les contrôles sanitaires et la traçabilité des produits.
L’objectif est de réunir les conditions nécessaires à une reprise des exportations dès la campagne 2027, en répondant aux exigences sanitaires du marché européen.
Au-delà de la reconquête de ce débouché commercial, l’enjeu est de protéger les revenus des producteurs, de préserver les emplois et de consolider la position de la mangue ivoirienne sur les marchés internationaux. La réussite de ce plan dépendra notamment de l’efficacité des mesures engagées et du respect durable des normes phytosanitaires.