Depuis quelques jours, des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux et dans certains médias selon lesquelles environ 200 combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) auraient été libérés par l’armée malienne en échange d’une trêve sur les attaques visant les convois de carburant jusqu’au mois de mai. Ces informations évoquaient même un accord conclu mi-mars entre Bamako et le GSIM, alors que ce groupe attaque régulièrement depuis septembre des camions-citernes, provoquant une pénurie de carburant à Bamako, la capitale.
Face à ces accusations, les responsables militaires maliennes démentent catégoriquement, qualifiant ces informations de “sans fondement”. Selon eux, leur seul objectif est de nuire à l’image du pays et de saper la confiance entre la population et les forces de défense et de sécurité.
Certaines sources sécuritaires et politiques avaient initialement évoqué la libération de plus de 100 djihadistes, avant que d’autres sources, dont un élu local, ne parlent d’environ 200 personnes.
Depuis 2012, le Mali est confronté à une grave crise sécuritaire, alimentée par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que par des gangs criminels locaux et des mouvements indépendantistes.