Réuni en Conseil des ministres le 10 juin 2026, le gouvernement malien a examiné le DPBEP 2027-2029, cadre de programmation budgétaire et économique pluriannuelle.
Ce cadrage macroéconomique fixe une croissance réelle moyenne de 6,5 %, soutenue par l’amélioration attendue de la situation sécuritaire, la poursuite des réformes structurelles et la mobilisation accrue des ressources internes.
Le gouvernement ambitionne également un renforcement progressif de la pression fiscale, avec un objectif moyen de 14,6 % sur la période, porté par l’élargissement de l’assiette et l’amélioration du recouvrement.
Le coût moyen annuel de mise en œuvre de l’action gouvernementale est estimé à 4 382,9 milliards de FCFA, traduisant l’ampleur des besoins en matière de sécurité, d’infrastructures, de services sociaux et de développement économique.
En comparaison, la loi de finances 2026 prévoit un déficit budgétaire de plus de 520 milliards de FCFA, illustrant les défis de financement auxquels l’État reste confronté malgré les efforts de consolidation.
Inscrit dans les cadres stratégiques nationaux de développement, ce DPBEP devra faire l’objet d’un débat d’orientation budgétaire avant la préparation des prochaines lois de finances, conformément à la loi organique adoptée en 2025.
Les autorités entendent ainsi concilier ambition de croissance, discipline budgétaire et renforcement des recettes fiscales dans un contexte régional marqué par des incertitudes sécuritaires et économiques.