Le Mali et le Fonds monétaire international (FMI) avancent vers une nouvelle étape de leur coopération économique. Du 5 au 9 octobre, une mission de l’institution financière internationale a séjourné à Bamako afin d’examiner la situation macroéconomique du pays et les conditions d’un éventuel programme soutenu par une Facilité élargie de crédit (FEC).
Cette mission intervient après l’achèvement du programme de référence engagé en mars 2025. Contrairement à un accord de financement classique, ce dispositif ne prévoyait pas de décaissements directs, mais servait à encadrer les réformes et à évaluer les performances économiques du pays.
Durant leur séjour, les représentants du FMI ont échangé avec les responsables maliens des Finances, des Mines, de l’Énergie et du Commerce. Les discussions ont notamment porté sur la croissance, l’inflation, les finances publiques, le secteur bancaire et les comptes extérieurs. Selon le ministère de l’Économie et des Finances, la transmission de données complémentaires et des visioconférences doivent préparer l’ouverture formelle des négociations.
Une éventuelle FEC offrirait au Mali la possibilité d’accéder à des financements concessionnels sur plusieurs années. En contrepartie, les autorités devraient s’engager sur un programme de réformes soumis à des évaluations périodiques. Le montant, la durée et les conditions de cet accord restent toutefois à déterminer.
En mars dernier, le FMI avait validé la seconde et dernière revue du programme de référence, estimant que les objectifs quantitatifs et plusieurs repères structurels avaient été atteints, notamment en matière de numérisation des recettes fiscales et de gestion des comptes publics.
L’institution avait également relevé une reprise progressive de l’activité après les difficultés liées à la production aurifère et à l’approvisionnement en carburant en 2025.
Pour Bamako, l’enjeu est désormais de transformer cette coopération technique en un accord financier durable. Mais la conclusion d’un programme dépendra de l’issue des négociations entre les autorités maliennes et les services du Fonds, puis de son approbation par le conseil d’administration du FMI.