La campagne agricole 2026-2027 s’ouvre au Mali dans un contexte d’attentes élevées et de fortes pressions sur la sécurité alimentaire. Le gouvernement a arrêté une enveloppe de 164,39 milliards FCFA afin de soutenir la production nationale et renforcer les capacités des producteurs.
Ce financement couvre principalement les subventions aux intrants agricoles, notamment les engrais, les semences améliorées et les biostimulants, ainsi que les appuis aux différentes filières. L’objectif affiché est ambitieux : atteindre 11,92 millions de tonnes de céréales, soit une progression par rapport à la campagne précédente.
Au cœur de cette stratégie, l’Office du Niger occupe une place centrale. Cette zone, l’une des plus importantes du pays, concentre une part essentielle de la production rizicole grâce à ses vastes périmètres irrigués. Les autorités y misent sur la modernisation des équipements, la mécanisation et l’extension des superficies cultivées.
Les prix subventionnés des intrants sont reconduits afin de soutenir les exploitants face à la hausse des coûts. Dans le même temps, les autorités agricoles encouragent une meilleure organisation des filières et une réduction des pertes post-récolte, encore élevées dans plusieurs régions.
Malgré ces efforts, le secteur reste exposé à de nombreux défis : aléas climatiques, accès limité au financement, difficultés logistiques et insécurité dans certaines zones rurales. Ces contraintes fragilisent la chaîne de production et pèsent sur la stabilité des revenus agricoles.
Dans un pays où l’agriculture représente une part majeure de l’économie, les résultats de cette campagne seront déterminants. Ils devront non seulement consolider la sécurité alimentaire, mais aussi répondre à une demande intérieure en hausse, dans un contexte marqué par une forte vulnérabilité des ménages et des tensions sur les prix des denrées de base.