Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a réitéré samedi l’attachement du Caire aux droits légitimes du peuple palestinien, notamment son droit à établir un État indépendant sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Cette position a été exprimée dans un communiqué officiel à l’issue d’un entretien téléphonique avec le vice-président de l’État de Palestine, Hussein Al-Cheikh.
Au cours de cet échange, la diplomatie égyptienne a insisté sur la nécessité de permettre à l’Autorité palestinienne d’exercer pleinement ses responsabilités sur l’ensemble des territoires palestiniens, incluant la bande de Gaza et la Cisjordanie. Le Caire considère l’unité de ces territoires comme une condition essentielle pour parvenir à une solution politique durable et équitable.
Les discussions ont également porté sur la mise en place d’un comité national chargé de l’administration de Gaza, qui serait amené à gérer les affaires internes de l’enclave en attendant le retour complet de l’Autorité palestinienne. Cette initiative est présentée comme une étape visant à renforcer la stabilité et à préparer les conditions d’un règlement global.
Les deux responsables ont aussi évoqué la mise en œuvre de la première phase du plan de paix proposé par les États-Unis, incluant l’amélioration de l’accès humanitaire à la bande de Gaza. Ils ont insisté sur la nécessité d’un acheminement sûr, continu et massif de l’aide destinée aux populations civiles.
La création d’une force internationale de stabilisation, chargée de superviser le cessez-le-feu et de sécuriser les opérations humanitaires, a également été abordée comme un élément clé du dispositif envisagé.
De son côté, Hussein Al-Cheikh a salué le rôle central joué par l’Égypte dans les efforts de médiation et de soutien à la cause palestinienne, soulignant l’importance des initiatives visant à mettre fin à l’escalade et à atténuer la crise humanitaire dans la région.