Au Niger, les habitants de Niamey vivent depuis plusieurs mois au rythme des délestages quotidiens. Une situation devenue chronique depuis le coup d’État de juillet 2023, qui a fragilisé l’approvisionnement énergétique du pays et accentué la pression sur les infrastructures existantes.
Dans ce contexte tendu, les autorités ont inauguré une nouvelle centrale électrique dite de « solidarité Niger-Algérie ». Le projet a été officiellement lancé en présence du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine et de son homologue algérien Sifi Ghrieb. Entièrement financée et réalisée par l’Algérie, l’installation a été achevée en seulement 70 jours, grâce à une opération logistique exceptionnelle de pont aérien.
La capitale, principale zone de consommation du pays avec une demande estimée à environ 200 MW, espère ainsi un allègement temporaire des coupures. Cette infrastructure s’inscrit dans un contexte où le Niger cherche à stabiliser son réseau électrique tout en diversifiant ses sources d’énergie.
Les autorités misent en effet sur un mix énergétique combinant uranium, charbon et solaire pour répondre à la demande croissante. Plusieurs projets structurants sont annoncés, dont une centrale nucléaire d’environ 2 000 MW et une centrale à charbon de 200 MW, actuellement à des stades avancés de planification.
Au-delà de la réponse d’urgence, cette nouvelle centrale illustre la volonté de Niamey de renforcer sa souveraineté énergétique, tout en s’appuyant sur des partenariats stratégiques régionaux pour faire face à une crise électrique persistante.