Harcèlement maternel viral : L'indignité féminine à nu sur la toile

Jeudi 12 Mars 2026 20:40

Ces derniers jours, sur la toile, on assiste à une information qui tourne en boucle : l'animatrice vedette Konnie Touré est victime d'un harcèlement qui ne dit son nom. Deux femmes cyberactivistes, sûrement en manque de propositions de contenus pour leurs fans, s'adonnent à une activité pour le moins gratifiante pour une personne du sexe féminin : se moquer d'une épouse qui n'a pas encore donné vie à un enfant.


 
Si cette activité, à laquelle elles s'impliquent avec entrain à travers des vidéos qui sont devenues virales, peut être comparable à la recherche de buzz ou de visibilité sur Internet, elle est davantage portée sur l'indignité, voire un déshonneur pour elles-mêmes.
 
 
Un déshonneur pour les créatrices de buzz
 
À force de vouloir créer le buzz pour bénéficier d'une certaine visibilité sur Internet, certaines personnes n'ont plus de limite dans leurs attitudes, foulant aux pieds les valeurs humaines que tout individu devrait promouvoir au quotidien. C'est bien le cas de ces deux femmes, notamment Lova Lova de Bruxelles, qui, inconsciemment ou consciemment, ont manifesté leur pauvreté morale, réduisant ainsi l'effet même du buzz en question. En effet, étant des personnes du sexe féminin, en cette période où toutes les caméras sont encore braquées sur l'actualité de la célébration des droits de la femme, celles-ci ont non seulement porté un coup d'arrêt à la lutte pour l'émancipation de la gent féminine, mais surtout, ouvert la voie à l'indignité. 
 
C'est bien indigne pour une femme de tourner en dérision le problème de maternité d'une autre, une épouse qui n'a jamais évoqué ce sujet où que ce soit. C'est purement un sujet personnel lié à la vie privée d'une personne respectée et respectable. Qui n'a pas vu tous les honneurs dont Konnie Touré et son époux ont bénéficié lors de leur mariage à Abidjan, et continuent même d'en jouir, de la part des plus hautes autorités du pays et des personnalités du monde culturel ? 
C'est encore indigne pour une femme de venir étaler la vie privée d'une autre sur la toile, avec un air de raillerie qui frise la haine, la méchanceté, la jalousie... « C'est méchant de ta part », a lancé un internaute. 
 
C'est plus indigne pour une personne du sexe féminin de comparer la vie privée de deux amies, des confidentes, de vraies, qui ont démontré au vu et au su de tout le monde que les relations amicales existent bel et bien dans ce monde, où les gens ne tardent plus à « poignarder » leurs prochains à tout vent. 
C'est plus encore indigne pour des femmes d'ignorer qu'après le mariage et même le nombre d'années qu'il faut patienter, l'épouse peut à tout moment contracter une grossesse pour rejoindre le cercle, précieux, des mères du monde. Des cas sont légion ici même en Côte d'Ivoire comme dans le monde. Ce n'est donc pas une fatalité pour Konnie Touré si, à l'heure actuelle, elle n'est pas encore mère. Pourquoi donc en rire, et même considérer ce fait comme un sujet qui doit défrayer la chronique ? Ce n'est rien d'autre, c'est de l'indignité pure et simple. Et ce n'est pas exagéré de l'affirmer ainsi. 
 
Enfanter n’est pas un acte humain, mais divin
L'enfantement, certes, est un acte humain, mais il est plus suscité par Dieu. N'est-il pas lui-même, le Tout-Puissant, l'omniscient, l'omniprésent, qui a ordonné à l'être humain de se multiplier pour peupler la terre ? « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la » (Genèse 1:28), est le premier commandement donné à Adam et Ève, soulignant leur rôle de parents et intendants de la création. Pourquoi au moment où la femme, mariée légalement, doit accomplir ce devoir divin, est-elle confrontée à des difficultés ? C'est que, sans forcément entrer dans des considérations théologiques qui susciteraient des débats à n'en point finir, Dieu ne donne pas tout à l'Homme. Ou du moins, Dieu donne à qui il veut, quand il veut et où il veut. Ne dit-on pas que « l'Homme propose, mais c'est Dieu qui dispose » ? Pour l'enfantement, Dieu est en train de préparer le tour de Konnie Touré, non pas comme elle le souhaite, mais plutôt comme lui, Dieu, l'a prévu. On comprendra pourquoi la plupart des enfants ne naissent pas forcément à la date prévue par la science, œuvre de l'être humain. On comprend aussi pourquoi les parents, surtout la mère, manifestent une joie immense, un bonheur indescriptible, à la naissance d’un enfant, qu'il soit le cadet ou le dernier né. C'est un acte divin qui démontre la superpuissance de Dieu, capable d'accomplir une œuvre dans la perfection, au sens plein du terme.
 
 
Perte des valeurs morales
Les réseaux sociaux ne cesseront jamais d'être un facteur de la promotion de la perdition, ouvrant la porte à la perte des valeurs. Des femmes, censées garantir la valorisation des valeurs humaines et sociales pour la société à laquelle elles donnent vie par la naissance, s'adonnent à des actes avilissants qui dégradent leur propre image et celle de leur genre. En se moquant publiquement de la vie privée d'une consœur comme Konnie Touré, elles contribuent à un cercle vicieux où le buzz l'emporte sur l'humanité, érodant la solidarité féminine et les principes de respect mutuel qui devraient unir les femmes, surtout en cette ère de combats pour l'égalité.
 
 
Appel à la dignité collective
Face à de tels dérapages, il est urgent que les cyberactivistes et les usagers des réseaux sociaux retrouvent le sens des limites. Se moquer de la maternité attendue d'une femme, qu'elle soit célébrité ou anonyme, n'est pas seulement un manque de tact : c'est un assaut contre la dignité humaine et divine. Konnie Touré mérite le respect pour sa vie privée, comme toute épouse sous le regard bienveillant de Dieu qui dispose en son temps. Que les femmes, en particulier, se souviennent de leur rôle pionnier dans la promotion de valeurs élevées, loin de la méchanceté virale. Ainsi, les réseaux sociaux redeviendraient un espace de construction plutôt que de destruction.
 
Raymond YAO