La guerre en Iran bouleverse les routes énergétiques mondiales et frappe de plein fouet le secteur aérien africain. La fermeture du détroit d’Ormuz, artère stratégique par où transitent 70 % du carburant d’aviation importé par l’Afrique, a quasiment paralysé les livraisons depuis les raffineries du Golfe. Le marché mondial subit une perte de 20 % de ses approvisionnements en pétrole et gaz naturel liquéfié.
Conséquence immédiate : le kérosène s’envole. Depuis le début du conflit, son prix a bondi de 76 %, atteignant 171 dollars le baril, un record depuis janvier 2026. Face à cette flambée, des compagnies comme Kenya Airways, EgyptAir, Ethiopian Airlines ou Royal Air Maroc augmentent leurs tarifs pour tenter de limiter les pertes.
Annulations de vols, hausses tarifaires et marges sous pression : la guerre au Moyen-Orient menace désormais la stabilité du transport aérien africain. Les analystes redoutent que la crise s’aggrave si le détroit d’Ormuz reste bloqué, provoquant une onde de choc durable sur l’économie du continent.