Le Ghana s'engage dans une importante réforme de ses institutions. Le gouvernement a donné son accord de principe à plusieurs recommandations issues de la Commission de révision de la Constitution de 1992, dont la plus emblématique prévoit de porter la durée du mandat présidentiel de quatre à cinq ans.
Présentées jeudi par le ministre de la Justice, Dominic Akuritinga Ayine, ces propositions découlent des travaux de la commission mise en place l'an dernier par le président John Dramani Mahama afin d'adapter le cadre constitutionnel aux réalités politiques actuelles.
Selon le gouvernement, l'allongement du mandat présidentiel permettra aux futurs exécutifs de disposer de davantage de temps pour mettre en œuvre leurs programmes. Les autorités estiment que les premiers mois d'un mandat sont consacrés à la transition, tandis que la dernière année est largement dominée par les enjeux électoraux, réduisant ainsi la période réellement consacrée à l'action gouvernementale.
Dans le même esprit, la durée du mandat des députés serait également portée à cinq ans afin de maintenir la synchronisation entre les élections législatives et présidentielle.
Le gouvernement a également accepté de revoir à la baisse l'âge minimum requis pour briguer la magistrature suprême. Toutefois, il retient un seuil de 35 ans, contre 30 ans proposés par la commission et 40 ans actuellement inscrits dans la Constitution.
Par ailleurs, les élections présidentielles devraient désormais se tenir durant la première semaine de novembre afin d'offrir un délai plus confortable entre le scrutin et l'investiture prévue le 7 janvier.
Une nouvelle commission sera chargée de rédiger les projets de loi d'amendement d'ici octobre 2026. La réforme relative à la durée des mandats devra ensuite être approuvée par référendum en 2027. Pour être validée, la consultation devra enregistrer un taux de participation d'au moins 40 % des électeurs inscrits, avec un vote favorable d'au moins 75 % des suffrages exprimés.