Une réforme controversée qui divise les Gabonais. Le 26 février 2026, le président du Gabon a promulgué un nouveau Code de la nationalité, modifiant profondément les règles d’acquisition et de perte de la citoyenneté. Entre distinctions contestées, restrictions sur les naturalisés et surveillance renforcée, le texte déclenche de vives réactions sur les réseaux sociaux et au sein de l’opinion publique.
Le nouveau Code instaure des catégories de citoyens, "d’origine", "d’adoption" et "d’affiliation", jugées par beaucoup comme contraires aux valeurs du vivre-ensemble. Il définit strictement les motifs de perte de la nationalité, notamment pour ceux servant des institutions étrangères ou menant des actions "subversives" contre l’État.
Les règles d’acquisition par le mariage sont également durcies : le conjoint étranger doit désormais vivre six ans avec son partenaire au Gabon, déposer une demande conjointe et n’avoir jamais connu de dissolution du mariage. Les procédures sont centralisées à Libreville et surveillées annuellement par l’administration.
Pour l’ancien ministre Ali Akbar Onanga Y’Obegue, proche de l’ex-président Ali Bongo, ce Code "ne protège pas, il exclut", et risque selon lui de "forger les conditions de la fracture" plutôt que de renforcer l’unité nationale.