La Côte d’Ivoire a été retirée de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), le vendredi 30 octobre, à l’issue de la session plénière de l’institution, tenue à Paris. Une décision qui vient saluer les efforts du gouvernement ivoirien, sous le leadership du président de la République, Alassane Ouattara, notamment à travers le travail du Pôle pénal économique et financier (PPEF).
En créant, en 2022, par la loi n° 2022-193 du 11 mars 2022, le Pôle pénal économique et financier, le chef de l’État a fait un choix stratégique dans le renforcement du dispositif national de lutte contre la criminalité économique et financière. Depuis sa mise en activité, cette juridiction spécialisée et autonome mène un travail remarquable.
Elle a notamment pour mission d’instruire et de réprimer les infractions liées à la corruption, au blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme ainsi qu’à la grande criminalité économique et financière. Autant de domaines qui figurent parmi les critères pris en compte par le GAFI dans ses évaluations.
Durant les 24 mois d’évaluation, la Côte d’Ivoire a ainsi fait l’objet d’un examen approfondi de ses dispositifs juridiques, institutionnels et opérationnels. Les progrès accomplis, notamment grâce à l’action du PPEF et à l’engagement du gouvernement ivoirien, ont contribué à convaincre l'institution internationale de retirer le pays de cette liste de surveillance renforcée.
Cette avancée est également le fruit d'une coopération renforcée entre le PPEF et plusieurs agences internationales, dont le FBI américain, dans le cadre d'une « task force » consacrée à la lutte contre la cybercriminalité et la sextorsion.
À la tête de cette juridiction spécialisée, Mme Esso Yanny Milie Blanche, épouse Abanet, magistrat hors hiérarchie, veille à la conduite des procédures et au fonctionnement de l'institution. Le PPEF tient ses audiences du lundi au vendredi, dans le cadre de séances publiques ouvertes à tous.
Le retrait de la Côte d’Ivoire de la liste grise du GAFI constitue ainsi une reconnaissance des efforts engagés pour renforcer la transparence financière, améliorer la gouvernance et lutter plus efficacement contre les flux financiers illicites.
Joseph KINI