En Éthiopie, les législatives de lundi sont dominées par le Parti de la prospérité du Premier ministre Abiy Ahmed. Déjà largement majoritaire à la Chambre des représentants, la formation au pouvoir aborde le scrutin en position de force et vise la reconduction de son mandat pour cinq ans supplémentaires.
La campagne, globalement sobre et peu visible, s’est déroulée sous forte présence sécuritaire à Addis-Abeba. Dans les régions de l’Amhara et de l’Oromia, les tensions persistantes et l’insécurité pèsent sur la mobilisation. L’opposition, fragmentée, dénonce des conditions de compétition défavorables et un espace politique réduit.
Au-delà du vote, les enjeux portent sur la stabilité, la réconciliation nationale et la poursuite des réformes économiques engagées depuis 2020. Près de 50 millions d’électeurs sont appelés aux urnes, mais la participation pourrait être affectée par les violences locales. Des observateurs de l’Union africaine supervisent le déroulement du scrutin, présenté comme décisif pour l’avenir politique du pays.
Dans la capitale comme dans les régions, le scrutin est suivi avec attention, dans un climat mêlant espoir de stabilité et inquiétudes sur la gouvernance démocratique.