L’Ouganda a décidé mercredi de fermer temporairement sa frontière avec la République démocratique du Congo afin de contenir la propagation d’une épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans le pays voisin. Cette mesure intervient après la détection de plusieurs cas sur le territoire ougandais, alors que la situation sanitaire reste préoccupante dans la région.
Selon les données de l’Organisation mondiale de la santé, plus de 900 cas suspects et environ 220 décès ont été enregistrés en République démocratique du Congo depuis la mi-mai. La souche en circulation est décrite comme rare, avec un taux de létalité estimé à 50 %, ce qui renforce l’inquiétude des autorités sanitaires.
La fermeture de la frontière ne s’applique toutefois pas de manière totale. Certaines catégories de personnes et de flux sont exemptées, notamment les équipes d’intervention contre Ebola, les missions humanitaires, ainsi que le transport de denrées alimentaires et de marchandises. Ces mouvements restent néanmoins soumis à des contrôles sanitaires stricts et à un suivi renforcé.
La secrétaire permanente au ministère ougandais de la Santé, Diana Atwine, a précisé que toutes les personnes autorisées à franchir la frontière devront se conformer à des protocoles de dépistage et de surveillance renforcés. Elle a également annoncé la mise en place d’une quarantaine obligatoire de 21 jours pour les voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo.
Par ailleurs, les autorités sanitaires ougandaises ont renforcé la surveillance dans les zones frontalières, notamment dans les établissements scolaires, où des contrôles réguliers seront effectués afin de limiter tout risque de propagation. Cette décision illustre la vigilance accrue des pays de la région face à la résurgence des épidémies virales à haut risque.