La Coupe du monde de la FIFA 2026 s’annonce historique à plus d’un titre. Organisée pour la première fois par trois pays — les États-Unis, le Canada et le Mexique — elle réunira 48 sélections et 104 matchs dans 16 villes hôtes. Mais à un an du coup d’envoi, une autre inquiétude grandit : celle de la chaleur extrême.
Selon une étude du groupe World Weather Attribution, près d’un quart des rencontres pourraient se dérouler dans des conditions dangereuses pour les organismes. Les chercheurs ont analysé les températures attendues à Miami, Dallas, Houston, Mexico ou encore Atlanta, où les fortes chaleurs estivales sont souvent accompagnées d’une humidité étouffante.
Les scientifiques se sont appuyés sur l’indice WBGT, qui mesure le stress thermique en combinant température, humidité, vent et rayonnement solaire. D’après leurs projections, plusieurs matchs pourraient dépasser le seuil critique de 28 °C WBGT, un niveau associé à des risques élevés d’épuisement ou de coup de chaleur.
Les joueurs ne seraient pas les seuls menacés. Les supporters, souvent exposés pendant des heures au soleil avant les rencontres, pourraient être encore plus vulnérables. Les experts recommandent déjà des pauses rafraîchissantes systématiques, voire le report de certaines affiches en cas de conditions extrêmes.
Pour les climatologues, cette situation illustre surtout les effets du réchauffement climatique. Depuis la Coupe du monde 1994 organisée aux États-Unis, les épisodes de chaleur intense se sont nettement aggravés. Un défi inédit pour le plus grand tournoi de football de la planète.