Selon les éléments de l’enquête, la vidéo publiée sur les réseaux sociaux faisait état d’une possible anomalie du service de mobile money et appelait les utilisateurs à la vigilance. Ces propos ont rapidement suscité de nombreuses réactions en ligne, entre inquiétude des internautes et remise en cause de la fiabilité du service.
Saisie après la diffusion de la séquence, la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité a convoqué l’influenceuse afin de vérifier les accusations relayées. Lors de son audition, les enquêteurs lui auraient demandé de fournir des preuves concrètes pour étayer ses affirmations. Toutefois, selon les éléments recueillis, les justificatifs annoncés n’auraient pas été présentés.
Dans la foulée, la créatrice de contenus a été déférée devant le parquet avant d’être placée sous mandat de dépôt, en attendant son jugement. L’affaire s’inscrit dans un contexte où les autorités ivoiriennes multiplient les mises en garde contre les dérives liées à la diffusion d’informations non vérifiées sur les plateformes numériques.
Plus largement, cette procédure relance le débat sur la responsabilité des créateurs de contenus en ligne. Avec la viralité des réseaux sociaux, des publications jugées diffamatoires ou non étayées peuvent désormais entraîner des poursuites judiciaires.
Les autorités rappellent que la liberté d’expression, bien que garantie, reste encadrée par la loi, et que chaque publication engage la responsabilité de son auteur.