À partir du 1er septembre 2026, la Carte du Producteur franchira une nouvelle étape dans la structuration des filières café-cacao en Côte d’Ivoire. À compter de cette date, elle deviendra obligatoire pour toutes les transactions commerciales de café et de cacao effectuées sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure s’inscrit dans la volonté de renforcer la traçabilité de la production, tout en améliorant l’identification des producteurs et l’origine des produits commercialisés.
Un outil au cœur de la traçabilité
Dotée notamment d’un code QR, la Carte du Producteur permet d’établir un lien entre les informations relatives au planteur et celles concernant son verger. Elle constitue ainsi un outil numérique destiné à mieux suivre le parcours du café et du cacao, depuis la parcelle jusqu’à la commercialisation. Grâce aux données associées à chaque producteur et à ses parcelles, le dispositif doit contribuer à une meilleure connaissance de la production nationale et à une plus grande transparence dans les transactions.
1,1 million de producteurs déjà enrôlés
Selon les chiffres officiels communiqués, 1,1 million de producteurs ont déjà été enrôlés à l’échelle nationale. Cet enrôlement s’est accompagné du recensement des planteurs et de la cartographie de leurs parcelles, permettant de constituer une base de données plus précise sur le potentiel productif des deux filières. Autre avancée : 900 000 cartes bancaires du producteur ont déjà été éditées et distribuées aux planteurs à travers le pays.
Une nouvelle étape pour les filières café-cacao
L’entrée en vigueur de l’obligation au 1er septembre marque donc une étape importante dans la modernisation du système de commercialisation du café et du cacao en Côte d’Ivoire. Pour les acteurs de la filière, producteurs, acheteurs et autres opérateurs concernés, la Carte du Producteur devrait désormais s’imposer comme un document central dans les transactions. Au-delà de son caractère administratif, elle vise à garantir une meilleure identification des acteurs et une traçabilité accrue de la production ivoirienne.