En Côte d’Ivoire, la lutte contre l’orpaillage clandestin demeure une priorité nationale face à ses conséquences économiques, environnementales et sociales. Dans cette dynamique, la ville de Séguéla a récemment accueilli une nouvelle étape de la campagne de sensibilisation du gouvernement.
Conduite par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa Coulibaly, cette initiative vise particulièrement les régions du Worodougou, du Béré et du Bafing, regroupées au sein du district du Woroba. Selon les autorités, cette zone concentre une forte proportion des sites d’exploitation illégale d’or, avec des impacts de plus en plus préoccupants.
Les autorités alertent notamment sur la dégradation des terres agricoles, la pollution des cours d’eau et la montée des conflits fonciers liés à l’occupation anarchique des sites miniers. À cela s’ajoutent des tensions sociales et une insécurité croissante dans certaines localités touchées.
Le gouvernement insiste ainsi sur la nécessité d’un basculement vers une exploitation artisanale légale et encadrée. Des mécanismes d’accompagnement sont annoncés afin de permettre aux populations locales de mieux tirer profit des ressources aurifères tout en respectant le cadre réglementaire. Selon les données officielles, plusieurs centaines d’autorisations ont déjà été délivrées ces dernières années, traduisant une volonté d’organisation progressive du secteur.
Par ailleurs, les autorités ont évoqué une relance de la filière diamant dans la région, avec l’appui de partenaires internationaux, notamment le Botswana, afin d’évaluer le potentiel minier et structurer davantage cette activité.
Cette campagne s’inscrit dans une stratégie globale de l’État visant à réduire l’orpaillage clandestin, protéger l’environnement et renforcer les retombées économiques locales.